L’assurance vie est un produit d’épargne qui vous permet d’investir votre argent, en menant deux objectifs :
- vous constituer un capital à votre rythme,
- rechercher un potentiel de rendement en fonction de votre tolérance au risque.
Vos versements sur le contrat sont investis sur les marchés financiers. Pour cette raison, l’assurance vie vous expose à un risque de perte en capital.
1. Vous constituer un capital à long terme
L’assurance vie se distingue par sa souplesse. Vous pouvez vous constituer un capital :
- sans plafond de versement : vous pouvez alimenter le contrat sans limite, contrairement aux livrets bancaires réglementés,
- sans obligation de versement : vous devez réaliser un versement initial lors de la souscription du contrat. Ensuite, vous pouvez alimenter le contrat à votre rythme, en réalisant des versements libres ou programmés.
L’assurance vie permet également de rechercher un potentiel de rendement supérieur à celui des produits d’épargne réglementés, comme le Livret A par exemple. Pour cela, votre capital est investi sur deux types de supports :
- le fonds euros : il s’agit d’un support sécurisé, vous évitant tout risque de perte en capital - hors frais sur versement et de gestion1,
- les supports en unités de compte : ils sont soumis aux fluctuations des marchés financiers. Leur valeur peut donc évoluer à la hausse ou à la baisse. Si elles vous permettent de viser un meilleur potentiel de performance, les unités de compte vous exposent, en contrepartie, à un risque de perte en capital.
2. Disposer d’un capital disponible pour financer vos projets
Grâce à l’assurance vie, vous pouvez utiliser votre capital pour financer des projets de vie, comme :
- financer les études de vos enfants,
- financer un achat immobilier,
- acheter une nouvelle voiture…
Un contrat d’assurance vie est d’autant plus intéressant que votre capital reste disponible à tout moment. Vous pouvez récupérer quand vous le souhaitez une partie de votre épargne - on parle de « rachat partiel » - ou l’intégralité - « rachat total ».
3. Préparer votre retraite
L’assurance vie peut jouer un rôle important dans la préparation de votre retraite en vous permettant de vous constituer un complément de revenus. A l’issue de votre carrière professionnelle, vous pouvez choisir de percevoir votre épargne sous différentes formes :
- un capital versé en une ou plusieurs fois, en fonction de vos besoins,
- une rente viagère : une somme d'argent vous est versée jusqu'à la fin de votre vie, selon la périodicité choisie,
- une rente viagère avec option de réversion : la rente vous est versée jusqu'à votre décès, puis elle est versée à la personne de votre choix jusqu'à son propre décès.
Cette souplesse vous aidera à maintenir votre niveau de vie et à anticiper les dépenses liées à l’âge.
Vous pouvez également cumuler un contrat assurance vie et un Plan d'épargne retraite (PER) pour préparer votre retraite. Vous profiterez des avantages respectifs de ces deux contrats.
4. Diversifier votre patrimoine
L’assurance vie permet d’investir dans de nombreux types d’actifs différents, comme :
- des actions,
- des obligations,
- des supports immobiliers, via une Société civile de placement immobilier (SCPI) par exemple,
- ou encore des produits structurés : il s'agit d'un placement financier combinant plusieurs actifs (actions, obligations, etc.). Il est conçu pour offrir un profil risque/rendement prédéfini.
Vous pouvez également donner du sens à vos placements en investissant de manière responsable dans des supports labellisés. En optant par exemple pour des fonds ISR (Investissement socialement responsable), vous conciliez performance économique et impact social et environnemental.
Grâce à cette pluralité d’actifs et de supports, vous diversifiez vos investissements et votre patrimoine.
Toutefois, ces supports sont composés d’actifs financiers soumis aux fluctuations des marchés : leur valeur peut varier à la hausse comme à la baisse. S’ils offrent un potentiel de rendement plus élevé, ils présentent un risque de perte en capital.
5. Profiter d’une fiscalité spécifique après 8 ans de contrat
Lorsque vous réalisez un retrait sur votre contrat, dit « rachat », seuls les gains sont imposés : les intérêts et plus-values. Le montant de vos versements échappe à l’imposition.
Si ce rachat est réalisé sur un contrat de plus de 8 ans, vous profitez d’un abattement. Vos gains ne sont donc pas soumis à imposition, dans la limite annuelle de :
- 4 600 € pour une personne seule,
- 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.
Lire aussi : Comment déclarer les revenus d’une assurance vie ?
6. Transmettre votre patrimoine aux bénéficiaires de votre choix
En rédigeant une clause bénéficiaire, vous désignez la ou les personnes qui percevront le capital du contrat à votre décès : on parle de « bénéficiaire(s) ».
Vous pouvez choisir librement les bénéficiaires de votre contrat, dans le respect des limites prévues par la loi2. À titre d’exemple, vous pouvez désigner :
- un membre de votre famille : votre conjoint et vos enfants,
- un tiers sans lien de parenté : un ami ou un voisin,
- une personne morale : une association ou une fondation.
Lors de votre décès, certains bénéficiaires sont exonérés de droits de succession. Cela concerne :
- votre épouse, votre époux ou votre partenaire de Pacs et,
- vos frères et sœurs, sous conditions3.
- le bénéficiaire s'il n'était pas domicilié fiscalement en France à la date du décès (depuis au moins 6 ans au cours des 10 années précédant le décès), comme l'assuré.
Vous pouvez leur transmettre l’intégralité du capital de votre assurance vie sans qu'il ne soit imposé.
Pour les autres bénéficiaires :
- pour les versements réalisés avant vos 70 ans : chaque bénéficiaire profite d’un abattement individuel de 152 500 €.
Au-delà de ce seuil, le taux de taxation spécifique est de 20 % jusqu'à 852 500 €, et de 31,25 % au-delà. - pour les versements réalisés après vos 70 ans : vos bénéficiaires se partagent un abattement global de 30 500 €.
Après application de l’abattement, la fraction restante du capital est soumise aux droits de succession. C'est le lien de parenté entre le bénéficiaire et le défunt qui définit les règles applicables.
Lire aussi : Comment changer les bénéficiaires de son assurance vie ?
1 - Le seul risque serait la défaillance de l’assureur, accompagnée d’une vente à perte du portefeuille géré.2 Le contrat ne peut pas être utilisé pour priver les héritiers de leurs droits : si les primes versées sont « manifestement exagérées », ou en cas de fraude manifeste. Par ailleurs, certaines personnes ne peuvent recevoir de dons comme les soignants. La désignation d’un bénéficiaire doit enfin respecter l’ordre public et peut être annulée en cas d’abus de faiblesse.
3 S’il ou elle a vécu avec elle durant les cinq années précédant son décès, est veuf ou veuve, célibataire, divorcé(e) ou séparé(e) de corps au moment du décès et est âgé(e) de plus de 50 ans ou être en situation d’invalidité ne vous permettant plus de travailler.
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