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Mise à jour janvier
2010
Des circuits spécifiques. Contrats
d'assurance-vie, livrets, Sicav, Codevi, FCP... les supports susceptibles de
recueillir l'épargne solidaire sont multiples et bénéficient du label Finansol, qui en garantit la solidarité et la transparence. Fin
2005, 47 produits d'épargne bénéficiaient de ce label.
Ces différents produits d'épargne solidaire (produits
d'investissement ou placements de partage, NDR : lire ci-dessous) sont
proposés et gérés par des banques, des sociétés financières ou des organismes
gestionnaires de produits d'épargne. Mais les circuits de distribution restent
relativement spécifiques. Le site de Finansol en dresse donc la liste complète,
assortie de toutes leurs caractéristiques (http://www.finansol.org/Produits/default.asp).
Les
produits d'investissement. Le
mécanisme de solidarité des produits d'investissement se situe au niveau de
l'encours (montant investi à un moment donné dans un produit bancaire ou dans
différents fonds). Comme pour un investissement classique, l'épargnant dépose de
l'argent sur un compte. Mais, pour que cet investissement soit reconnu comme
« solidaire », 10 % au moins des encours doivent être destinés au
financement de projets solidaires : réinsertion par le travail,
accompagnement à la création d'entreprise, logement social, développement
Nord-Sud...
Les
placements de partage. Cette fois,
le mécanisme de solidarité se situe au niveau des revenus (somme perçue par
l'épargnant comme fruit de son placement). Pour bénéficier du label
« solidaire », l'épargnant s'engage à distribuer, sous forme de don,
au moins le quart des revenus de son épargne à un ou plusieurs organismes
solidaires de son choix (associations humanitaires, ONG...).
Finances
solidaires et éthiques. Epargnes
solidaire et éthique ne doivent pas être confondues. Les investissements
éthiques (ou « socialement responsables ») ne permettent pas
d'investir directement dans une cause humanitaire. Ils garantissent
exclusivement aux épargnants que les sociétés cotées en bourse bénéficiant de
leur épargne respectent un certain nombre de critères (pratique d'une politique
salariale positive, respect de l'environnement...).
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Les avantages fiscaux de
l'épargne solidaire
Il existe trois avantages
fiscaux, qui peuvent permettre de compenser un rendement généralement
inférieur à celui des placements classiques et d'inciter les épargnants à
choisir l'épargne solidaire*.
Produits d'investissement solidaire.
D'après la loi du 1er août 2003 pour l'initiative économique, les produits
d'investissement solidaire placés dans des actions non cotées
bénéficient d'une réduction d'impôts de 25 % de l'investissement
réalisé. Cette réduction d'impôt est toutefois plafonnée :
20 000 € pour un contribuable célibataire, veuf ou divorcé (soit
une réduction d'impôt maximale de 5 000 €) et 40 000 €
pour les contribuables mariés ou liés par un Pacs, soumis à une imposition
commune (soit une réduction d'impôt maximale de
10 000 €).
Placements de partage solidaire. Ces
produits bénéficient de la loi du 1er août 2003 sur le mécénat. Pour les
particuliers, elle porte la réduction d'impôts à 66 % du montant des
dons. Les dons donnant droit à cette réduction sont eux-mêmes limités à
20 % du revenu imposable du donateur (avec possibilité de report sur
5 ans en cas de dépassement du plafond).
Pour les entreprises,
la réduction est de 66 % du montant des dons, avec un plafond égal à
5 pour mille du chiffre d'affaires et possibilité de report sur les cinq
exercices suivants en cas de dépassement ou d'exercice déficitaire.
Cette réduction d'impôt est de 75 % pour les
associations offrant aide alimentaire, soins et hébergement aux
démunis.
L'épargne
solidaire investie dans des Fonds communs de placement d'entreprise
solidaire (FCPES), dans
le cadre de l'épargne salariale, est en partie exonérée d'impôt sur le
revenu. Le plafond de l'exonération varie selon l'origine des sommes
placées (participation, intéressement, abondement) et les dispositifs
servant de support (PEE, PEI, Perco). Il peut atteindre 43 000 €
par an.
RSA et
bouclier fiscal. L'épargne solidaire n'a pas échappé au
prélèvement additionnel de 1,1 % sur les revenus du capital mis en
place en 2009 pour financer la généralisation du RSA (Revenu de solidarité
active). Cette nouvelle taxe peut toutefois être prise en compte dans le
calcul du bouclier fiscal qui garantit que les impôts directs payés par un
contribuable ne peuvent être supérieurs à 50 % de ses revenus. Enfin,
la loi de finances pour 2009 introduisait le plafonnement des réductions
fiscales par cumul d'avantages : ce plafond, initialement fixé à 10 %
du revenu brut du contribuable plus 25 000 €, a été ramené par
la loi de finances pour 2010 à 20 000 € plus 8 % du revenu.
Il s'applique aussi aux déductions liées aux placements
solidaires.
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La loi de
finance 2006 n'a pas eu de répercussions directes sur
ces avantages. En revanche, les avantages fiscaux concernant les produits
d'investissement solidaire entrent dans le champ du nouveau plafonnement
des « niches fiscales » prévu dans la loi de finance 2006 (à
partir de 2007 – pour les revenus de 2006 – les avantages fiscaux au titre
de l'impôt sur le revenu sont plafonnés à 8 000 euros par foyer
fiscal, plus 1 000 euros par enfant à charge et 5 000 euros
lorsque le foyer compte une personne
handicapée). |
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