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" Comment garantissez-vous votre prêt ? " Lorsqu'elle prête une forte somme d'argent, une banque ne manque pas de poser la question à l'emprunteur. Cette garantie permet à la banque de se couvrir contre les risques d'insolvabilité et peut prendre différentes formes, les plus courantes étant l'hypothèque et la caution...
 

La caution dans l'histoire. Le principe de la caution ne date pas d'hier. Déjà dans l'Antiquité, les créanciers grecs et romains réclamaient une caution solidaire à l'occasion d'un prêt. Si l'emprunteur s'avérait défaillant, un ami ou un membre de sa famille s'étant " porté caution " était tenu de rembourser l'argent à sa place.

 

La « caution de prêt » a depuis considérablement évolué. Elle fait aujourd'hui l'objet d'un véritable contrat : la personne-caution doit être informée de la durée et de l'étendue de son engagement, de la possibilité de se rétracter au bout de 7 jours, des garanties de l'emprunteur, etc. Malgré ces protections prévues par le Code civil, le simple particulier qui accepte de se porter  « caution solidaire » court d'indéniables risques financiers. Voilà pourquoi, les banques, les sociétés de caution mutuelle et certaines compagnies d'assurance se substituent aux particuliers.

 

 

Examen minutieux. Les sociétés de cautionnement garantissent des prêts importants – immobiliers, par exemple – en  s'engageant auprès du créancier, moyennant une rétribution sur la base d'un faible pourcentage du montant du prêt. La demande de l'emprunteur est examinée attentivement, ses risques de défaillance sont notamment étudiés. Au terme de cet examen, les formalités sont rapides et faciles à remplir.

 

Cette souplesse reste de mise une fois le contrat de caution signé. La caution « suit » la personne et non le bien (contrairement à l'hypothèque). Par exemple, si l'emprunteur décide de vendre sa maison avant l'échéance de son prêt pour en racheter une autre, il peut conserver sa caution. Autre avantage, pour le créancier cette fois : en cas de défaillance de l'emprunteur, il récupère immédiatement l'intégralité de ses fonds auprès de l'organisme de caution.

 

 

L'hypothèque, antithèse de la caution ?

 

Considérée comme un " grand classique " de la garantie de prêt, la prise d'hypothèque est une formalité qui s'avère assez coûteuse. Elle s'effectue par l'intermédiaire du notaire, en même temps que l'acte de vente. Les frais d'hypothèque sont calculés sur le montant du prêt et se répartissent entre la rémunération du notaire et des droits et taxes reversés au Trésor public. Si l'emprunteur revend son bien pour en acheter un autre, il devra payer de nouveaux frais d'hypothèque.

 

Par ailleurs, si l'emprunteur se retrouve dans une impasse financière l'empêchant d'acquitter les remboursements de son crédit immobilier, il verra l'organisme prêteur saisir son logement afin de le mettre en vente. En règle générale, cette opération s'effectue par la voie judiciaire. L'organisme prêteur, de son côté, devra attendre la vente du logement, sans garantie de recouvrer pleinement sa créance...

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