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Comment choisir la quotité
?
Cette question ne se pose pas si vous êtes emprunteur unique, dans la
majorité des cas, pour plus de sécurité, la quotité sera de 100% du montant
emprunté. Par contre le choix est plus délicat lorsque vous empruntez à
plusieurs, par exemple si vous êtes un couple, marié ou non.
Dans ce cas, il convient de se poser quelques questions :
- si je décède avant la fin du prêt, que se passe-t-il pour ma
famille ? Combien pourra-t-elle rembourser chaque mois pour la
maison ?
- si je suis incapable de travailler, que percevra ma famille et comment
pourra-t-elle faire face aux échéances du crédit ?
Pour répondre à ces questions, il faut raisonner en terme de revenu
disponible, c'est-à-dire ce qui reste pour vivre après avoir fait face aux
remboursements du crédit.
Réfléchir sur le décès
Imaginons par exemple la situation d'un couple marié, avec 2 enfants.
Le revenu mensuel du foyer s'élève à 17.000 F (10.000 F pour
Monsieur et 7.000 F pour Madame).
Une fois le prêt accordé, ce couple doit faire face à des échéances de
5.100 F, soit un taux d'endettement de 30%.
Le revenu mensuel disponible du couple s'élève donc à 11.900 F.
Monsieur décède, ce qui modifie les revenus du foyer.
La nouvelle situation financière est la suivante :
7.000 F de salaire pour Madame, 3.900 F de pension Total =
10.900 F
Soit une baisse des revenus mensuels de 35,88%.
Hypothèse n° 1
Au moment de l'adhésion, ce couple avait choisi une quotité d'assurance de
60% sur la tête de Monsieur et 40% sur la tête de Madame.
Ce choix semblait normal puisqu'il correspondait à la part des salaires de
chacun dans les revenus du ménage.
Après le décès de Monsieur, Madame aura à acquitter des échéances de
2.040 F, puisque 60% du capital restant dû auront été remboursés.
Elle aura donc un revenu mensuel disponible de 8.860 F, soit un taux
d'endettement de 18,7%.
Le taux d'endettement semble supportable, il convient néanmoins de s'assurer
que Madame pourra faire face aux charges de la maison et à l'éducation des
enfants avec un revenu mensuel disponible de 8.860 F par mois.
Hypothèse n° 2
Au moment de l'adhésion, ce couple avait choisi une quotité d'assurance de
100% sur chaque tête pour sécuriser le projet au maximum.
Au décès de Monsieur, l'intégralité du capital restant dû est remboursé par
l'assurance.
Madame est libérée du poids des échéances et a un revenu mensuel disponible
de 10.900 F.
Réfléchir sur l'incapacité de
travail
Prenons un autre exemple, celui d'un couple avec 1 enfant.
Le revenu mensuel du foyer s'élève à 16.000 F (8.000 F pour
Monsieur et 8.000 F pour Madame).
Une fois le prêt accordé, ils doivent faire face à des échéances de
4.800 F, soit un taux d'endettement de 30%.
Le revenu mensuel disponible du couple s'élève donc à 11.200 F.
Imaginons que Madame se retrouve dans l'incapacité de travailler. Les revenus
du foyer vont chuter.
La nouvelle situation financière est la suivante :
8.000 F de salaire pour Monsieur, 4.000 F d'allocations
Sécurité Sociale Total = 12.000 F
Soit une baisse des revenus mensuels de 25%.
Hypothèse n° 1
Au moment de l'adhésion, ce couple avait choisi une quotité d'assurance de
50% sur chaque tête, ce qui correspondait à l'équilibre financier du ménage.
Suite à l'incapacité de travail de Madame, ils ont à acquitter des échéances
de 2.400 F puisque l'assurance prend en charge la moitié de ces
échéances.
Ils disposent donc d'un revenu mensuel disponible de 9.600 F, soit un
taux d'endettement de 20%.
Cependant, il n'est pas rare que dans une telle situation, le couple ait à
faire face à de nouvelles charges, notamment pour s'occuper de l'enfant, voire
de l'entretien de la maison.
Dans cette hypothèse, le choix de quotité peut s'avérer insuffisant.
Hypothèse n° 2
Au moment de l'adhésion, ce couple avait choisi une quotité d'assurance de
100% sur chaque tête, afin de sécuriser son projet au maximum.
Suite à l'incapacité de travail de Madame, les échéances sont prises en
charge par l'assurance.
Ils disposent donc d'un revenu mensuel disponible de 12.000 F, en
augmentation de 7%.
Ce surplus de revenu leur permet de faire face aux charges générées par
l'incapacité de travail de Madame.
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Le choix de la quotité est
donc fondamental puisqu'il permet de sécuriser le bien.
De façon générale, si votre
objectif est non seulement de pouvoir faire face aux échéances, mais
au-delà de pouvoir conserver le bien quoiqu'il puisse vous arriver, vous
opterez pour une quotité de 100% sur chaque
tête.
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