L'assurance maladie complémentaire prend en charge la totalité ou une partie
de vos dépenses de santé qui ne sont pas couvertes par la sécurité sociale
(l'assurance maladie obligatoire). Elle couvre en général les consultations chez
un médecin ou un spécialiste, les dépenses d'hospitalisation, les frais
dentaires et d'optique.
Adhésion obligatoire.
Si vous entrez dans une entreprise ou une association dans laquelle est déjà
mis en place un contrat à adhésion obligatoire, vous êtes tenu d'y adhérer et de
cotiser. Cette cotisation est prélevée directement sur votre bulletin de
salaire. Si vous êtes déjà salarié et que votre employeur met en place cette
couverture sociale à la suite d'un référendum ou d'un accord collectif, vous
êtes également tenu d'y adhérer. En revanche, s'il prend cette décision
unilatéralement, la loi prévoit que les salariés peuvent refuser de cotiser.
Si les garanties du contrat à adhésion obligatoire vous semblent
insuffisantes, vous pouvez souscrire un contrat supplémentaire, qui pourra
intervenir en "sur-complémentaire", c'est à dire en plus de la couverture déjà
acquise.
Adhésion facultative.
Dans certaines entreprises, les employeurs peuvent aussi proposer des
contrats d'assurance santé à adhésion facultative.
Mais dans tous les cas de figures, renseignez-vous auprès de votre service du
personnel pour connaître en détails les garanties et les prestations de votre
assurance complémentaire : vous vous apercevrez que les contrats à adhésion
obligatoire sont souvent plus économiques à couverture égale.
Après le départ de
l'entreprise...
Conserver sa complémentaire, sous certaines conditions. Même si vous
quittez définitivement votre entreprise, vous pouvez conserver votre assurance
complémentaire obligatoire. Si vous démissionnez, votre organisme assureur n'a
aucune obligation. Mais si vous êtes licencié ou si vous partez à la retraite,
il doit maintenir la couverture santé sans délai de carence, ni questionnaire de
santé, ni durée limitée. Vous devez alors faire vous-même la demande de maintien
dans les 6 mois qui suivent la rupture de contrat. Les garanties et les tarifs
peuvent être modifiés dans certaines limites. Votre assureur ne peut augmenter
ses tarifs de plus de 50% par rapport aux salariés actuellement en poste.et,
dans certains cas, les garanties peuvent ne plus s'appliquer à l'ensemble de
votre famille.
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Attention. N'oubliez pas que vous devrez payer la part
anciennement prise en charge par votre employeur. Votre cotisation
pourra donc potentiellement doubler voire tripler. |
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