Petit rappel... Pour chaque catégorie de dépense de santé (consultations,
médicaments, orthodontie, lunetterie, hospitalisation, etc.), la Sécurité
sociale fixe un tarif de référence dit « de convention ». Elle ne rembourse
qu'une partie de cette somme. Le reste, constituant le « ticket
modérateur » auquel s'ajoute d'éventuels dépassements d'honoraires, est à
la charge du patient. Si ce dernier ne souhaite pas payer lui-même cette part
des dépenses, il peut souscrire une assurance complémentaire* ou une mutuelle
qui les prendra en charge totalement ou partiellement.
Ces assurances complémentaires proposent plusieurs types de contrats allant
de la formule de « base » à des garanties supplémentaires.
La
formule de base se limite généralement au remboursement du ticket
modérateur.
Ce système est intéressant si vous prenez soin de consulter des
professionnels conventionnés sans honoraires libres. Mais attention aux petits
« suppléments » : nouvelle paire de lunette, soins dentaires,
hospitalisation dans un établissement privé... Car dans certains domaines
(prothèses dentaires, orthodontie, lunetterie, etc.), les tarifs de référence
fixés par la Sécurité sociale sont parfois très éloignés des frais
réels.
C'est pourquoi les organismes d'assurances complémentaires proposent
des contrats aux « garanties étendues », qui correspondent
mieux aux frais réels engagés par l'assuré. Les tarifs de cotisation varient en
fonction du taux de remboursement de ces garanties.
En conclusion : avant de choisir une assurance complémentaire, il est utile
que vous vous interrogiez sur vos besoins médicaux et vos habitudes de
consommation en la matière, ainsi que sur le niveau de remboursement que vous
souhaitez... lequel est bien sûr étroitement lié aux cotisations que vous êtes
prêt à payer !
* Les contrats de complémentaire santé
peuvent être souscrits à titre individuel ou collectif. Attention, certains
contrats collectifs en entreprise sont obligatoires et s'imposent donc à tous
les salariés.
