English  |  Español  |  Portuguese  |  Italiano                                 Contact | Newsletter
 


















 
Risque-Prévoyance  Magazine
Actualités I Ailleurs I Au quotidien I Sommaire
 
Réforme du système de santé: le généraliste au coeur du dispositif (mai 1999)
Pour assurer un nouvel équilibre entre les dépenses et les recettes, les gouvernements ont revu leurs copies sur le système de santé français. La réforme de 1995, la plus profonde de ces vingt dernières années, met en avant la notion de filières de soins et confie un rôle majeur au médecin généraliste.

Qu'en est-il du système de santé en France ?
Depuis plus de vingt ans, les dépenses de santé n'ont jamais cessé de progresser pour atteindre actuellement 10% du produit intérieur brut (PIB). Et ce phénomène ne cesse de s'amplifier.
Certains experts considèrent même que le budget santé des ménages devrait, dans l'avenir, rattraper celui consacré à l'alimentation, soit 15 à 20% des revenus.
Liées notamment à une démographie médicale de plus en plus déséquilibrée, à une attente des patients de plus en plus importante, à la persistance des gaspillages et aux coûts des nouvelles techniques médicales, ces dépenses mettent en péril l'existence même du système de santé.
Un des écueils du système, qui voulait, à l'origine, associer la liberté d'installation et de prescription des praticiens, de choix du médecin par le patient, d'une part et le financement socialisé, d'autre part, consiste à multiplier les actes et les filières de façon désordonnée.
Le plan Juppé, conçu pour assurer un meilleur équilibre entre les recettes et les dépenses, a tenté de trouver une nouvelle articulation entre plusieurs moyens portant sur l'ensemble des acteurs du système de santé.
L'objectif vise à enrayer la croissance constante des dépenses de santé tout en améliorant la qualité des soins.

Assumer les choix de santé publique

Cette réforme s'appuie sur le vote annuel de la loi de financement de la Sécurité sociale par le Parlement. C'est à cette occasion que les députés et les sénateurs doivent prendre position sur les prévisions de dépenses de la Sécurité sociale et assumer certains choix de santé publique.
Ainsi, le volet "recettes" prévoit d'élargir l'assiette de cotisations par une perception fiscale complémentaire, via la Contribution Sociale Généralisée (CSG). Ceci permet d'éviter l'alourdissement des cotisations assises sur les salaires.
Toutefois, c'est d'abord le contrôle des dépenses qui, à terme, permettra de juger de la réussite de cette réforme.
Pour y parvenir, deux axes sont développés : fixation d'objectifs quantifiés et développement de filières de soins.
Les objectifs de dépenses (objectif national quantifié) sont dorénavant évalués à un niveau régional.
La création d'un échelon local de l'analyse des coûts doit, de surcroît, créer une émulation entre les régions sur la performance de leur gestion.

Le parcours du patient

Quant aux filières de soins, elles ont pour but de mieux organiser le parcours du patient dans le système de santé.
Selon la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), "il s'agit d'une organisation verticale de la prise en charge du patient,(...) qui s'inscrit dans une perspective de continuité des soins."
Eviter les multiplications d'examens, les incohérences de prise en charge, en s'appuyant sur le dossier médical du patient, voilà la finalité d'une filière de soins.
Cette orientation doit optimiser le système de santé, tant au niveau des coûts que de la qualité.
Dans cette organisation, le médecin généraliste est investi d'un rôle central. Son action est tout d'abord préventive. Par une meilleure connaissance du patient et par le développement de soins primaires, il assure un premier niveau de soins indispensable.
Le recours au médecin spécialiste ne serait alors autorisé que sur recommandations du médecin généraliste et pour des actes ou examens bien déterminés. Le patient s'engage ainsi auprès du médecin généraliste de son choix pour une période donnée.
En contrepartie, les soins prodigués à l'intérieur de la filière bénéficient de procédures de tiers-payant.
L'introduction du statut de "médecin référent" dans la nouvelle convention des généralistes confirme cette évolution.

Retour


© Copyright CNP Assurances.
Tous droits réservés. Les reproductions de toute ou partie des informations publiées sur le site Internet CNP sous quelque forme ou support sans l'autorisation expresse de la CNP sont interdites. Seuls sont autorisés l'envoi électronique des articles par les moyens mis à disposition par la CNP ou l'impression à des fins d'archivage ou de consultation en mode déconnecté.