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Droits de succession : héritage et fiscalité (novembre 2002)
Des règles fiscales précises régissent la transmission du patrimoine d'une personne décédée. Tous les héritiers ne sont en effet pas égaux devant l'impôt.

Le calcul des droits de succession s'appuie sur trois éléments. Dans l'ordre : la masse successorale, l'abattement et le taux d'imposition.

Masse successorale. Pour estimer les droits de succession, il faut d'abord évaluer la masse successorale qui servira de base à tous les calculs. Celle-ci est égale aux biens propres du défunt, auxquels s'ajoute éventuellement la moitié des biens de la communauté, moins les dettes du défunt (les impôts sont déduits de la masse successorale).

Pour le calcul des droits de succession, chaque héritier bénéficie d'un abattement, plus ou moins important selon son lien de parenté avec le défunt.

Abattement. Pour les successions ouvertes après le 1er janvier 2000, le  conjoint survivant bénéficie ainsi d'un abattement de 76.000 €. La personne liée au défunt par un Pacte civil de solidarité (Pacs) pourra déduire 57.000 €. La part exonérée passe à 46.000 € pour les héritiers en ligne directe (enfants, petits-enfants venant en représentation de leurs parents pré-décédés, parents ou grands-parents) ou les héritiers handicapés. Elle s'élève à 1.500 € dans tous les autres cas*.
Une fois ces abattements effectués, les droits de succession sont calculés sur la part nette taxable de chaque héritier.

Imposition. Les barèmes s'appliquent alors, toujours en fonction du lien de parenté avec le défunt et du montant hérité. Dans le cas d'une succession en ligne directe ou entre époux, les droits se calculent par tranche et vont de 5 % de la part nette taxable si celle-ci n'excède pas 7.600 €, à 40 % au-delà de 1,7 millions d'euros. Pour les frères et sœurs, les taux vont de 35 à 45 %, de 40 à 50 % pour les personnes liées par un PACS, de 55 à 60 % dans les autres cas (parents du 4ème degré et au-delà).

*Cas particulier : la part exonérée peut s'élever à 15.500 € pour les frères et sœurs du défunt, mais sous certaines conditions seulement.

  Taux d'imposition de la part nette taxable

 

     
 

Les donations

Les donations effectuées par le défunt plus de 10 ans avant son décès ne sont pas prises en compte pour le calcul des droits de succession. Si la donation a moins de 10 ans, les abattements prévus dans le calcul des droits de succession (76.000 euros entre époux, 46.000 euros en ligne direct, etc.) sont diminués de ceux dont l'héritier a déjà bénéficié, à l'occasion de donations antérieures faites par le défunt de son vivant (les barèmes pour une donation ou une succession sont les mêmes).

Depuis le 1er septembre 1998, les droits de donation sont minorés de 50 % si le donateur est âgé de moins de 65 ans et de 30 % s'il a moins de 75 ans au moment de la donation.

Enfin, depuis le 1er avril 1996, les donations effectuées par les grands-parents à leurs petits-enfants bénéficient d'un abattement spécial de 15.000 € par grand-parent et par petit-enfant.

Les dons manuels concernent ce qui peut être traditionnellement remis de la main à la main comme l'argent, les titres, par extension le virement de titres... Ils ne nécessitent pas d'acte notarié et peuvent être consentis en remplissant une simple déclaration fiscale.

 
     

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