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Succession : les formalités (novembre 2002)
Lors du décès d'un proche, la loi prévoit des formalités précises qui doivent être respectées pour hériter des biens du défunt.

La déclaration de succession. Dans la plupart des cas, le dépôt d'une déclaration de succession est obligatoire. Les héritiers étant solidairement responsables du paiement des droits, l'un d'eux peut rédiger la déclaration pour tous. Celle-ci doit être effectuée sur des formulaires spécifiques disponibles auprès des recettes des impôts. Elle sera ensuite déposée à la recette des impôts du domicile du défunt. Le délai imparti pour le faire est de 6 mois, si le décès a lieu en France métropolitaine, et d'un an pour les autres cas, avec des délais spéciaux pour les départements d'outre-mer.
Les héritiers n'ont aucune déclaration à remplir pour les successions en ligne directe ou entre époux dont l'actif brut successoral est inférieur à 1.500 €. 

Débloquer les comptes.  Un certificat de propriété ou un acte de notoriété permettront aux héritiers qui le demandent de débloquer les comptes.
La banque peut, dans certains cas, se contenter d'un simple certificat d'hérédité délivré par la mairie du domicile du défunt.

Le rôle du notaire. Pour des successions simples et qui ne comportent pas de biens immobiliers, il est théoriquement possible de se passer de l'intervention d'un  notaire. Dans la pratique, son rôle se révèle cependant essentiel. Il effectue la déclaration de succession, la recherche et l'ouverture – le cas échéant – du testament, l'établissement de l'acte de notoriété qui permet le déblocage des comptes, ainsi que la rédaction du certificat de propriété (qui inventorie les biens du défunt), obligatoire si la succession est supérieure à 5.300 €. Il se charge également de rédiger l'attestation notariale immobilière (état du patrimoine immobilier du défunt) et de la transmettre au bureau des hypothèques, et de notifier le décès aux banques et organismes sociaux dont dépendait le défunt. Enfin, il peut également organiser l'indivision et les opérations de partage.

* Actif brut successoral : ensemble des biens personnels du défunt et, s'il était marié, les biens issus de la liquidation du régime matrimonial. Exemples de biens : mobiliers, immeubles, comptes en banque, mais aussi créances...


Accepter ou refuser une succession

Acceptation. L'acceptation d'une succession peut être tacite si l'héritier se comporte en tant que tel (demande de partage de la succession par exemple)... ou résulter d'un écrit spécifique (acte notarié, acte privé ou simple lettre). Dans un cas comme dans l'autre, l'héritier acquiert la plénitude des droits sur les biens successoraux, mais doit répondre personnellement et sans limitation des dettes du défunt et de toutes les charges de la succession.

Acceptation sous réserve d'inventaire. Moyennant une déclaration au secrétariat du greffe du tribunal de grande instance du lieu d'ouverture de la succession, l'héritier peut également l'accepter sous bénéfice d'inventaire. A compter du décès, il dispose alors de trois mois pour en faire l'inventaire et de quarante jours pour choisir d'accepter ou de renoncer. L'effet principal de cette démarche, gratuite, est d'être en mesure de limiter l'obligation de paiement des dettes de la succession à la valeur des biens que l'héritier a recueillis.

Renonciation. Enfin, c'est également au greffe du tribunal de grande d'instance du lieu où elle a été ouverte qu'il faut s'adresser pour renoncer à une succession. La déclaration de renonciation est inscrite sur un registre spécial. L'héritier qui renonce est alors censé n'avoir jamais hérité.




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