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Contrairement aux Européens, dont les régimes de protection reposent sur le
principe de l'universalité, les Américains s'appuient sur un système de
couverture privée volontaire et facultative. Cette couverture peut-être prise en
charge par les employeurs, mais en règle générale les grandes entreprises sont
souvent les seules à l'offrir à leurs salariés. Les autres citoyens américains
doivent donc financer eux-mêmes une couverture santé... ou renoncer à s'assurer.
Les pouvoirs publics n'interviennent, par l'intermédiaire de systèmes d'aide,
qu'auprès des plus démunis (programme medicaid) et des personnes âgées
(medicare).
Pour répondre à une demande croissante de la population américaine, qui
aspire à une protection plus large, les deux candidats à la Maison Blanche
proposaient des solutions différentes. Al Gore suggérait d'étendre les systèmes
publics d'aide existants (plan de financement de 253 milliards $),
comme le CHIP (children's health insurance program), programme créé en 1997
visant à favoriser la couverture médicale des enfants. Le colistier de Bill
Clinton battu, c'est la formule du candidat Bush (plan de financement de
206 milliards $), désormais 43ème Président des États-Unis d'Amérique,
qui devrait, selon toute vraisemblance, être retenue. George Walker Bush a
notamment plaidé pendant sa campagne pour un plus large accès à l'assurance
privée, par le biais de mesures incitatives. La nouvelle équipe présidentielle
devrait donc proposer à tous les Américains non couverts un nouveau système de
crédits d'impôts remboursables, afin qu'ils aient les moyens de s'assurer. Une
mesure élevée au rang de priorité nationale!
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