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20% des Britanniques atteints d'un cancer du poumon, ou de tout autre cancer
à développement rapide, sont pris en charge beaucoup trop tard pour être bien
soignés. C'est la conclusion d'une étude publiée par le Clinical Oncologie
Journal. En 1998, Tony Blair avait pourtant annoncé qu'en 2000 les patients
souffrant d'un cancer seraient reçus par un spécialiste dans les quinze jours
suivant le diagnostic. Deux ans plus tard, les délais ne sont toujours pas
respectés. Sont en cause les interminables listes d'attente dans les hôpitaux,
sur lesquelles 1,5 millions de personnes sont régulièrement inscrites,
selon l'Espace social Européen (n°429).
Le Premier Ministre britannique a
donc décidé de s'attaquer au fond du problème : l'insuffisance de moyens et
d'effectifs. En juillet dernier, il a lancé une vaste réforme du NHS qui prévoit
le recrutement de 2000 médecins généralistes, 7500 spécialistes et 20 000
infirmiers (pour beaucoup, recrutés en dehors du Royaume-Uni) ainsi que la
création d'une centaine d'hôpitaux d'ici dix ans.
Le gouvernement a
également autorisé le recours au secteur privé pour réduire les listes
d'attente. Ainsi les patients qui ne pourront être opérés avant un mois dans les
hôpitaux publics seront désormais orientés vers une clinique privée aux frais du
NHS. Les performances des hôpitaux seront évaluées selon un système de feux
tricolores : vert, pour les délais d'attente les plus courts ; rouge, pour ceux
qui n'auront pas atteints les objectifs nationaux. En fonction de leurs
résultats, les établissements hospitaliers verront l'État leur accorder une
autonomie financière plus ou moins grande. Tony Blair a promis que, d'ici 2005,
" 90% des patients n'attendront pas plus de trois mois pour des soins non
urgents ".
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