| Le système de protection sociale au Brésil (mai 2001) |
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| Au 5ème rang mondial pour sa superficie et au 8ème pour sa production industrielle, le Brésil s'efforce depuis plusieurs années d'offrir un système de protection sociale équitable à ses 164 millions d'habitants. |
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Le système brésilien de sécurité
sociale s'appuie sur un principe simple : celui d'assurances sociales
obligatoires. En échange de cotisations, d'ailleurs assez élevées (voir
encadré), les assurés peuvent accéder au système de santé public, à des
avantages en cas de chômage et de maladie ainsi qu'à une retraite. Cependant,
une partie des actifs ne cotise pas à l'INSS (Institut National de Sécurité
Sociale) et les prestations versées restent généralement
insuffisantes.
Comme dans de nombreux pays, le système de retraite par
répartition enregistre au Brésil un fort déficit : 60 milliards de reals
distribués en pension pour seulement 15 milliards de reals de cotisations. La
différence est financée par l'impôt. Le système de répartition est victime des
évolutions démographiques du pays. Au début des années 60, le Brésil comptait 7
salariés actifs pour 1 retraité, aujourd'hui le ratio est tombé à 1,4 actifs par
retraité. Conséquence logique : de plus en plus de Brésiliens de la classe
moyenne se tournent vers des régimes de retraite complémentaires
privés.
Cette dualité public/privé se vérifie également dans le domaine
de la santé. La Constitution de 1988 a mis en place un système de soins
universels et gratuits : l'Unica da Saùde ou SUS. Dans les faits, le financement
de ce système public se révèle insuffisant... Les soins de santé financés par
des sources privées progressent donc rapidement. Environ 26% des Brésiliens sont
ainsi couverts par des régimes d'assurance maladie privés.
| Les charges sociales payées par l'employeur
représentent en moyenne 35,8% du salaire brut. Il faut y ajouter un
certain nombre d'avantages obligatoires : primes de congé, de transport et
d'insalubrité, participation des salariés aux bénéfices de
l'entreprise...Au total, la part patronale des cotisations sociales et les
avantages obligatoires représentent au minimum 50,57% du salaire brut. La
part salariale des cotisations sociales représente en moyenne 10% du
salaire brut. |
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