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L'assurance
vieillesse. Son
financement est désormais tripartite (État, entreprises, salariés). Le montant
de la pension est fonction du salaire moyen de sa région et des sommes
déposées sur un compte personnel, alimenté tout au long de sa carrière
professionnelle. Mis en place en juillet 1997, ce système prévoit que le salarié
cotise à hauteur de 4% de son salaire (à terme, cette participation atteindra
8%). Son apport sur le compte personnel est complété par l'entreprise (pour
atteindre 11% du salaire). Ledit compte personnel offre le double avantage de
suivre le salarié en cas de mobilité professionnelle et de corriger, au moins
partiellement, les écarts régionaux. À titre indicatif, un salarié qui gagne
1000 yuans par mois (138 euros : le salaire régional moyen) touchera une pension
de retraite de 530 yuans mensuels (73 euros) après 30 ans de
cotisations.
L'assurance chômage. Apparu dès le début des années
60, le problème du chômage a d'abord été réglé par des mesures comme les quotas
d'embauches imposées aux entreprises ou le transfert des citadins vers la
campagne. Quinze ans de réformes ont abouti, en 1999, au texte actuellement
en vigueur. Le montant des indemnités est fixé, à l'intérieur d'une fourchette,
par les autorités municipales et provinciales. Le droit à l'allocation est
limité à 12 mois pour les personnes ayant cotisé entre 1 et 5 ans, à 24 mois
pour celles qui ont cotisé plus de 20 ans.
L'assurance
maladie. Elle
n'en est qu'à ses balbutiements et ne concernait, en septembre 2000, que 17
millions de personnes. Les cotisations consacrées à l'assurance maladie (6% de
la masse salariale pour l'entreprise, 2% du salaire pour l'employé) sont
affectées à deux comptes : un compte collectif (dit « compte social »),
regroupant une grande partie des cotisations des entreprises, qui couvre les
dépenses lourdes et un compte personnel, alimenté par les cotisations du
salarié (et par le solde des cotisations de l'entreprise), qui couvre les
dépenses moins importantes. Le taux des remboursements est progressif : plus
la dépense est importante, plus le taux est élevé. Le gouvernement entend par
ailleurs le plafonner et encourage entreprises et salariés à avoir recours aux
assurances complémentaires (assurances d'entreprise ou assurances
d'épargne).
Des problèmes de
financement. La
nouvelle sécurité sociale chinoise est déjà déficitaire et le décalage entre
recettes et dépenses s'aggrave. Sur un total de 31 provinces, 25 n'arrivent pas
équilibrer les comptes et les déficits pourraient bientôt s'élever à 100
milliards de yuans (13,8 milliards d'euros). À ces difficultés financières,
s'ajoute le problème de la gestion des caisses, souvent éclatée entre plusieurs
services administratifs. C'est donc un effort très important qui reste à
accomplir, d'autant que le système d'assurances vieillesse et chômage ne protège
pour l'heure qu'environ 100 millions de Chinois, soit la moitié seulement des
personnes en activité dans les villes chinoises...
Source : « Chine : Le nouveau système de
sécurité sociale », Zhuang HAN (Institut de recherches économiques et sociales,
2001). http://www.ires-fr.org/
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