English  |  Español  |  Portuguese  |  Italiano                                 Contact | Newsletter
 


















 
Risque-Prévoyance  Magazine
Actualités I Ailleurs I Au quotidien I Sommaire
 
Maladies graves: l'accès à l'assurance emprunteur (décembre 2000)
Depuis plusieurs mois, la commission Belorgey étudie la mise en place d'une nouvelle convention destinée à faciliter l'accès des personnes atteintes d'une maladie grave à l'assurance emprunteur (nécessaire à l'obtention d'un prêt). L'initiative visait à l'origine à prolonger la convention conclue dès 1991 entre l'État et les fédérations professionnelles de l'assurance sur l'assurabilité des personnes séropositives, ses travaux ont ensuite été étendus à l'assurabilité de l'ensemble des personnes atteintes d'une maladie grave entraînant une exclusion de l'assurance. Synthèse du rapport Belorgey et des travaux de son comité de suivi...

Le comité réunissant des représentants des assureurs, des banques, des associations de malades et des pouvoirs publics travaille sur une série de propositions déjà présentées dans le rapport remis en juin dernier par le conseiller d'État Jean-Michel Belorgey. Elles portent sur la garantie décès en assurance emprunteur, cette assurance dont les banques font souvent une condition à l'obtention d'un prêt.

Le rapport suggère en premier lieu que les malades n'ayant pas accès aux contrats d'assurance de groupe "classiques" proposés par les banques puissent présenter dans tous les cas des garanties alternatives, comme une assurance individuelle ou une assurance vie déjà existante.

Il préconise également la création d'un pool des risques aggravés : la société d'assurance qui ne serait pas en mesure d'offrir une garantie décès se tournerait vers un pool qui ferait porter les risques sur plusieurs assureurs.

Le rapport insiste également longuement sur la confidentialité des données médicales fournies par le candidat à l'assurance emprunteur et recommande que ces informations soient transmises directement aux médecins conseils de l'assureur, sans passer par aucun filtre bancaire. Enfin, le comité estime que certains crédits à la consommation (crédits affectés) ne devraient pas nécessiter de questionnaire médical. Ces deux propositions ont déjà été acceptées par les banques et les assureurs. Les négociations sur les autres chantiers devraient se poursuivre d'ici la fin de l'année.

 


Assurance emprunteur, mode d'emploi

L'assurance emprunteur ou "couverture de prêt" est un contrat d'assurance couvrant les emprunteurs contre les risques décès, invalidité, incapacité de travail et éventuellement chômage. Dans un certain nombre de cas, comme le crédit immobilier, les banques ou organismes de crédit en font une condition à l'obtention du prêt. En cas de défaillance de l'emprunteur, l'assureur se substitue à lui et rembourse tout ou partie des échéances à l'établissement prêteur.

L'assurance emprunteur se présente sous la forme d'un contrat de groupe, standard, souscrit par la banque auprès d'une compagnie d'assurance.

Si, lors de la souscription, l'emprunteur présente des "risques aggravés" en raison de son état de santé, s'il souffre d'une maladie grave,il ne bénéficie pas de ce contrat collectif "standard". Éventuellement, l'assureur peut alors lui proposer de souscrire une garantie collective ou individuelle moyennant une surprime calculée en fonction du risque.





 

Interview

Question :
Quelles sont les dispositions prises par la CNP pour permettre aux personnes souffrant de maladies graves d'avoir accès à l'assurance emprunteur ?

Réponse CNP :
Les candidats emprunteurs, porteurs de pathologies lourdes, ne doivent pas être systématiquement écartés de l'assurance. Le métier de la CNP est de garantir le maximum de personnes, quitte à moduler, parfois très fortement, les tarifs proposés : ainsi, depuis de longues années, en dehors du contrat dit de base assurant au côté des emprunteurs en bonne santé, des personnes atteintes de pathologies représentatives d'un risque majoré, la CNP invite les établissements financiers avec lesquels elle travaille à accepter la mise au point de contrats collectifs et de contrats individuels pour les risques aggravés.

Question :
Quelle est selon vous l'opportunité de créer un pool des risques aggravés parmi les assureurs français pour répondre aux situations décrites par le comité Belorgey ?

Réponse CNP :
Il ne s'agit pas à proprement parler d'un pool d'assureurs puisque le projet prévoit un ensemble de réassureurs et d' assureurs au nombre d'une douzaine et que l' appréciation du surrisque proposé au pool serait, dans l'état actuel des réflexions internes à la profession, plutôt confiée à l'un des réassureurs dont la décision s'imposerait ensuite à l'ensemble du pool avec partage du risque aggravé accepté selon des quote-parts restant à déterminer.
La position de la CNP est que ce mécanisme, moins utile pour elle puisqu'elle s'efforce déjà avec ses propres réassureurs d'admettre le maximum de risques aggravés, peut offrir une voie de recours intéressante dans le cas de petites et moyennes sociétés n'acceptant par elles-mêmes que la couverture des risques non aggravés et rejetant les autres.
Mais il va de soit que l' avenir réside plus dans le développement au niveau du duo banquier – assureur, des acceptations de risques aggravés que de l' évocation systématique d'affaires qui n'auraient pas trouvé de solution ou de réponse, auprès du pool en cours de constitution.
Autrement dit, la prise en compte des risques doit être aussi proche du terrain que possible.

Question :
Quelle est la politique de la CNP en matière de confidentialité des données médicales ?

Réponse CNP :
La CNP a toujours eu le souci du respect des informations qui lui était confiées. En s'appuyant sur les conseils de médecins présents au siège de la compagnie depuis plus de 30 ans, elle a construit et organisé le contrôle médical dans le respect de la confidentialité des informations transmises par les proposants et assurés.
En 1991, la CNP a procédé à quelques aménagements permettant de traiter l'ensemble des dossiers de ses clients en tenant compte des recommandations du Code de bonne conduite, annexé à la Convention d'assurabilité des personnes séropositives au VIH.
Partie prenante dans les réflexions préalables à la rédaction du rapport BELORGEY, la CNP, depuis plusieurs mois déjà a mis en place un groupe de travail qui vérifie toutes ses procédures de contrôle médical au regard des recommandations actuelles afin, le cas échéant, d'en améliorer la sécurité et la fiabilité.

Retour


© Copyright CNP Assurances.
Tous droits réservés. Les reproductions de toute ou partie des informations publiées sur le site Internet CNP sous quelque forme ou support sans l'autorisation expresse de la CNP sont interdites. Seuls sont autorisés l'envoi électronique des articles par les moyens mis à disposition par la CNP ou l'impression à des fins d'archivage ou de consultation en mode déconnecté.