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La couverture des employés. Les salariés sont affiliés au
« Shakai Hoken », un régime obligatoire pour toutes les entreprises de cinq
employés et plus. Son financement est assuré à parts égales (4,1 % du salaire
brut) par les cotisations des salariés et des employeurs. Pour les personnes de
plus de 40 ans s'ajoute une cotisation de 1,19 %, également partagée entre
salarié et employeurs, pour les « soins de grande importance ». Le régime
procure une assurance maladie et une assurance vieillesse. L'assuré est couvert
à hauteur de 80 % de ses frais médicaux, sa famille à hauteur de 70 %.
La protection sociale nationale. « The national health
insurance » ou «Kokumin Kenko Hoken» protège les résidents japonais qui ne sont
pas couverts par l’assurance sociale pour les employés. Obligatoire, la
protection sociale nationale garantit la prise en charge de 70 % des dépenses
engendrées par les soins de santé. Cette prise en charge atteint 80 ou 90 %,
selon les ressources, pour les personnes âgées de plus de 74 ans. Elle s'élève
également à 80 % pour les enfants de moins de 3 ans. Une carte de sécurité
sociale permet aux assurés de bénéficier du ticket modérateur pour les soins de
santé effectués dans le système public.
Des cotisations variables. Par ailleurs, le montant des
cotisations varie selon les revenus de l'assuré, la composition de son foyer et
son lieu de résidence. A Tokyo ou en banlieue, l’absence de taxe d’habitation
entraîne une cotisation plus élevée; dans les autres villes, les taxes en
vigueur contribuent à en réduire le montant. Enfin, certains soins ne peuvent
être remboursés que par la souscription d'une assurance complémentaire : soins
dentaires, traitements très spécifiques, hospitalisation en clinique privée...
Pénurie de médecins attendue. L'Organisation mondiale de
santé place le système de santé nippon au même niveau que celui des États-Unis
ou des pays occidentaux les plus performants en la matière. En effet, jusqu'à
présent, la qualité des soins au Japon est bonne ; le réseau hospitalier est
dense et bien équipé. Près des deux tiers des médecins japonais exercent
dans des établissements de 20 lits ou plus. Seuls 35 % d'entre eux officient en
cabinet ou dans des structures de moins de 20 lits. Confronté au
vieillissement rapide de la population, ce système est cependant menacé par le
manque de praticiens : le Japon ne compte plus que deux médecins pour 1 000
habitants, contre une moyenne de trois dans les pays les plus
avancés.
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