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Assurance
vieillesse. Le
système de retraites brésilien repose sur trois piliers, deux régimes publics et
un régime privé.
Les
deux premiers sont publics et versent, respectivement, les pensions des
fonctionnaires (civils et militaires) d’une part, et celles des travailleurs du
privé d’autre part. Malgré des cotisations élevées, qui peuvent dépasser 45 % du
salaire, contre 20,95 % en France, les données démographiques rendent ces deux
régimes structurellement déficitaires : au début des années 60, le Brésil
comptait 7 salariés actifs pour 1 retraité. Vingt ans plus tard, le ratio était
tombé à 1,4 actif par retraité. Les régimes publics sont donc essentiellement
financés par l'impôt et les pensions servies sont plafonnées à 2 894,28 réals
(environ 1 145 euros).
Un
troisième dispositif privé est en outre accessible à ceux qui souhaitent
disposer d’un revenu complémentaire une fois retraités.
Par
ailleurs, depuis 2007, les salariés doivent aussi cotiser au Fonds de garantie
de temps de service (FGTS), une sorte d'épargne obligatoire : chaque mois
l'employeur verse 8 % du salaire sur un compte bloqué. L'employé ne peut
débloquer son capital qu'en certaines occasions (licenciement sans motif,
retraite, maladie grave, investissement immobilier...).
Le
système de soins.
Les cotisations sociales permettent également de bénéficier d'allocations en cas
de chômage ou de maladie, et d'accéder au SUS, le système de soins public créé
en 1988. Il offre l'accès gratuit aux services des quelque 6 000 hôpitaux
publics ou privés ayant passé des contrats de prestation de services avec le
Ministère de la Santé, et le plus souvent situés dans les grands centres
urbains.
Parallèlement,
de plus en plus de Brésiliens souscrivent des plans de santé privés. Ils sont
aujourd'hui 36 millions dans ce cas, soit environ 20 % de la
population.
L'assurance
maladie.
Si un salarié tombe malade, les quinze premiers jours de son arrêt maladie sont
à la charge de l'employeur. L'INSS prend ensuite le relais, mais ses versements
sont plafonnés à 2 633,79 réals (environ 1 040 euros).
L'assurance
maladie connaît donc, elle aussi, un fort développement du privé qui peut alors
revêtir diverses formes. Des établissements et médecins passant des contrats
avec les entreprises assurent les soins à leurs salariés. Des groupes de
médecins peuvent être propriétaires d'un hôpital dont l'accès est lié au
versement de cotisations. Enfin, des entreprises peuvent administrer des plans
de santé privés pour le compte de tiers ou produits d'assurance.
La
Bolsa familia*.
En arrivant au pouvoir, en 2003, le président Lula a décrété que toute personne
avait droit à trois repas quotidiens. Des programmes en faveur des plus démunis
ont donc été mis en place, en échange de contreparties sanitaires et éducatives.
Les femmes bénéficiant d'une aide doivent ainsi scolariser leurs enfants et les
faire vacciner. Les femmes enceintes doivent être suivies médicalement pendant
leur grossesse. Objectif affiché : aider les plus défavorisés à sortir de la
misère, mais également à retrouver leur place dans la société et sur le marché
du travail.
* « Bourse
famille »
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