English  |  Español  |  Portuguese  |  Italiano                                 Contact | Newsletter
 


















 
Risque-Prévoyance  Magazine
Actualités I Ailleurs I Au quotidien I Sommaire
 
Brésil : le modèle social sud-américain (mars 2010)
Depuis plus de 20 ans, le cinquième pays du monde par sa superficie multiplie les efforts pour offrir à ses quelque 190 millions d'habitants une véritable couverture sociale. Au point que l'INSS, le régime brésilien de protection obligatoire, fait désormais figure de référence sur le sous-continent.

Assurance vieillesse. Le système de retraites brésilien repose sur trois piliers, deux régimes publics et un régime privé. 

Les deux premiers sont publics et versent, respectivement, les pensions des fonctionnaires (civils et militaires) d’une part, et celles des travailleurs du privé d’autre part. Malgré des cotisations élevées, qui peuvent dépasser 45 % du salaire, contre 20,95 % en France, les données démographiques rendent ces deux régimes structurellement déficitaires : au début des années 60, le Brésil comptait 7 salariés actifs pour 1 retraité. Vingt ans plus tard, le ratio était tombé à 1,4 actif par retraité. Les régimes publics sont donc essentiellement financés par l'impôt et les pensions servies sont plafonnées à 2 894,28 réals (environ 1 145 euros).

Un troisième dispositif privé est en outre accessible à ceux qui souhaitent disposer d’un revenu complémentaire une fois retraités.

Par ailleurs, depuis 2007, les salariés doivent aussi cotiser au Fonds de garantie de temps de service (FGTS), une sorte d'épargne obligatoire : chaque mois l'employeur verse 8 % du salaire sur un compte bloqué. L'employé ne peut débloquer son capital qu'en certaines occasions (licenciement sans motif, retraite, maladie grave, investissement immobilier...).

 

Le système de soins. Les cotisations sociales permettent également de bénéficier d'allocations en cas de chômage ou de maladie, et d'accéder au SUS, le système de soins public créé en 1988. Il offre l'accès gratuit aux services des quelque 6 000 hôpitaux publics ou privés ayant passé des contrats de prestation de services avec le Ministère de la Santé, et le plus souvent situés dans les grands centres urbains.

Parallèlement, de plus en plus de Brésiliens souscrivent des plans de santé privés. Ils sont aujourd'hui 36 millions dans ce cas, soit environ 20 % de la population.

 

L'assurance maladie. Si un salarié tombe malade, les quinze premiers jours de son arrêt maladie sont à la charge de l'employeur. L'INSS prend ensuite le relais, mais ses versements sont plafonnés à 2 633,79 réals (environ 1 040 euros). 

L'assurance maladie connaît donc, elle aussi, un fort développement du privé qui peut alors revêtir diverses formes. Des établissements et médecins passant des contrats avec les entreprises assurent les soins à leurs salariés. Des groupes de médecins peuvent être propriétaires d'un hôpital dont l'accès est lié au versement de cotisations. Enfin, des entreprises peuvent administrer des plans de santé privés pour le compte de tiers ou produits d'assurance.

 

La Bolsa familia*. En arrivant au pouvoir, en 2003, le président Lula a décrété que toute personne avait droit à trois repas quotidiens. Des programmes en faveur des plus démunis ont donc été mis en place, en échange de contreparties sanitaires et éducatives. Les femmes bénéficiant d'une aide doivent ainsi scolariser leurs enfants et les faire vacciner. Les femmes enceintes doivent être suivies médicalement pendant leur grossesse. Objectif affiché : aider les plus défavorisés à sortir de la misère, mais également à retrouver leur place dans la société et sur le marché du travail.

 

* « Bourse famille »

Retour


© Copyright CNP Assurances.
Tous droits réservés. Les reproductions de toute ou partie des informations publiées sur le site Internet CNP sous quelque forme ou support sans l'autorisation expresse de la CNP sont interdites. Seuls sont autorisés l'envoi électronique des articles par les moyens mis à disposition par la CNP ou l'impression à des fins d'archivage ou de consultation en mode déconnecté.