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critères.
Organisme non gouvernemental reconnu par la Commission européenne, l'EHCI
(l'Indice européen des consommateurs de soins de santé) évalue les systèmes de
santé à travers une quarantaine de critères, répartis dans six domaines :
information et droits des patients, e-santé, densité et facilité d'accès au
système de soins, délais d'attente pour les traitements, résultats atteints,
produits pharmaceutiques.
Un
gain de trois places.
Passée de la 1ère place en 2006, année de création du classement, à la 10ème
l'an dernier, la France remonte cette année au 7ème rang d'un palmarès prenant
en compte 33 pays. Elle obtient un score de 778 points sur 1000 possibles,
derrière les Pays-Bas (863 points), le Danemark, l'Islande, l'Autriche, la
Suisse et l'Allemagne. L'Albanie, la Lettonie, la Roumanie et la Bulgarie
ferment la marche.
Les
raisons du rebond. La
chute de sept places subie l'an dernier constitue une conséquence tardive de
l’instauration du parcours de soins, considéré comme une restriction au libre
recours aux médecins spécialistes. Le redressement de 2009 tient à
l'amélioration des délais d'accès aux traitements. L'efficacité du système et la
bonne information des malades contribuent également au rebond
français.
Les
mauvais points de l'e-santé. Si
la France ne retrouve pas une place sur le podium, c'est avant tout en raison de
ses médiocres résultats dans le domaine de l'e-santé. La possibilité de prendre
ses rendez-vous par Internet est
considérée comme à peine moyenne et ne concerne que quelques médecins,
laboratoires ou hôpitaux que le rapport qualifie de « pionniers ». En
revanche, la transmission par internet des comptes-rendus d'examen aux patients,
les échanges informatisés de données entre professionnels et les prescriptions
en ligne doivent être améliorés.
La
France
n'est toutefois pas la seule dans ce cas : à l'exception du Portugal, du
Danemark et de la
Croatie, tous les pays étudiés connaissent une situation
comparable. D'autres domaines à améliorer sont cependant plus spécifiques à
l'hexagone. Ils concernent notamment la prise en charge des soins dentaires, le
délai d'accès aux nouveaux médicaments et les infections nosocomiales, en
particulier celles dues au staphylocoque doré.