Le
principe général. L'Aspa est récupérable sur la succession, sur la partie de
l'actif net successoral* supérieure à 39.000 euros. Ne sont concernées que les
allocations perçues au cours des 5 années précédant le décès du bénéficiaire. Le
montant total du recouvrement peut être échelonné sur plusieurs années. En
effet, la somme prélevée sur la succession ne peut excéder un montant annuel
maximum. Pour 2007, il s'élève à 4391,68 euros si l'allocation a été attribuée à
une personne seule. Il atteint 7246,90 euros si l'Aspa était attribuée aux deux
conjoints (concubins ou partenaires de Pacs).
Toutefois, le recouvrement
sur la part d'héritage attribuée au conjoint survivant (concubin ou partenaire
de PACS) peut être différé au décès de ce dernier. Il en est de même pour les
héritiers qui étaient à la charge de l'allocataire à son décès. Dans tous les
cas, les héritiers sont informés de cette procédure au moment de la liquidation
de l'Aspa.
Le cas des
donations. La règle générale veut que les donations accordées de son
vivant par un défunt ne soient pas comptabilisées dans le montant total de la
succession. Ces donations sont cependant prises en compte forfaitairement dans
le calcul des ressources d'une personne
demandant à bénéficier de l'Aspa. Elles doivent donc être déclarées. Au
décès du bénéficiaire, toutes les donations intervenues après la demande d'aide
sociale ou dans les dix ans qui l'ont précédée seront réintégrées dans l'actif
net successoral. Elles pourront donc donner lieu à récupération auprès des
héritiers.
* L'actif net
successoral représente la valeur globale des biens composant la succession au
jour du décès, de laquelle sont retranchées les éventuelles dettes du
défunt.
La prise en compte des
donations dans le calcul des ressources
La prise en compte
d'une donation dans les ressources d'une personne demandant à bénéficier
de l'Aspa dépend :
du lien de parenté
qui la lie au bénéficiaire de la donation
de la date à
laquelle a été consentie la donation.
Si cette donation
a été accordée depuis moins de cinq ans à un ou plusieurs descendants du
demandeur, elle est intégrée à ses ressources sur la base de 3% de sa
valeur. Ce taux diminue de moitié (1,5%) si la donation est intervenue
depuis plus de cinq ans et moins de dix ans.
Les donations
consenties à d'autres personnes que les descendants au cours des dix
années précédentes sont censées procurer un revenu fictif annuel égal à
11,797% de leur valeur vénale à la date de la
demande. |