Un long
processus. La convention, adoptée en décembre 2006 par l'Assemblée
générale des Nations unies, est le résultat de près de 5 ans de négociations.
Elle permet aux quelque 650 millions de personnes handicapées vivant dans le
monde de disposer d'une référence au sein du droit international.
Les pays adhérant à la
convention s'engagent à « élaborer et appliquer des politiques, une
législation et des mesures administratives visant à concrétiser les
droits » des handicapés et à « abolir les lois, règlements, coutumes
et pratiques qui constituent une discrimination ».
Les mêmes droits
pour tous. D'une manière générale, les pays signataires doivent
reconnaître que tous les citoyens sont égaux devant la loi, interdire toute
discrimination sur la base du handicap et garantir une protection égale aux
personnes handicapées. Celles-ci doivent bénéficier d'un accès aux soins
identique et d'un droit égal à posséder des biens et à en hériter.
La justice doit leur être
rendue sur les mêmes bases que pour les personnes valides. Le texte impose
également la protection de l'intégrité physique et mentale des personnes
handicapées, ainsi que l'interdiction de toutes formes d'exploitation, de
violence et de maltraitance...
Améliorer
l'accessibilité. Les pays qui ratifient la convention s'engagent à
identifier et éliminer les obstacles et barrières, pour garantir aux personnes
handicapées l'accès à leur environnement, aux transports, aux bâtiments et
services publics. Le texte prévoit également de leur faciliter l'accès aux
nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Une attention
particulière aux enfants. De nombreux articles concernent plus
spécifiquement les enfants handicapés. Ainsi, le texte stipule que ceux-ci ne
seront en aucun cas séparés de leurs parents au seul motif de leur handicap (ou
de celui des parents). Plus généralement, ils ne pourront pas être séparés de
leurs parents contre leur volonté, sauf si les autorités déterminent que c'est
dans le meilleur intérêt de l'enfant. Autre point clé de la convention :
elle prévoit d'améliorer l'accès des enfants handicapés à
l'éducation.
Processus inachevé
en France. De nombreuses associations regrettent que la France n'ait pas signé le
protocole facultatif joint au texte. Celui-ci prévoit que des particuliers ou
groupes de particuliers puissent déposer plainte devant le comité international
de suivi de l'application de la convention, une fois que toutes les procédures
nationales de recours ont été épuisées.
*Le texte intégral
de la convention et la liste des pays signataires sont accessibles à l'adresse suivante :
http://www.un.org/french/disabilities/convention/signature.shtml