Quatre euros par
jour. Pour tous les actes médicaux pratiqués à la ville ou en hôpital,
la loi du 13 août 2004 avait instauré une participation forfaitaire restant à la
charge du patient. Mais ce forfait était plafonné à 1 euro par jour et par
praticien. Une participation forfaitaire de 1 euro était donc retenue si un
patient, dans une même journée, réalisait plusieurs actes de biologie ou
consultations médicales chez un même professionnel.
Le gouvernement propose de
rehausser le montant de ce plafonnement journalier à 4 euros. En revanche, pour
ne pas pénaliser les patients les plus malades, le plafonnement annuel de 50
euros ne sera pas modifié.
Renforcement des
contrôles. Pour inciter les malades à mieux respecter le principe du
parcours de soins, les consultations effectuées « hors parcours » ne
seront plus remboursées qu'à 50%, contre 60% précédemment*. Les contrôles des
Caisses d'assurance maladie sur le respect de ces règles seront renforcés, de
même que ceux visant les arrêts de travail de moins de trente jours. Dans ce
domaine, les médecins qui ne respectent pas les délais prévus pour l'envoi des
pièces justificatives seront plus sévèrement sanctionnés.
Des soins mieux
adaptés. Le plan prévoit également de promouvoir la chirurgie
ambulatoire et de favoriser les hospitalisations limitées à quelques heures,
pour les interventions bénignes. Les transports médicaux devront également
davantage prendre en compte l'état de santé du malade, et devront notamment
s'interroger sur la nécessité d'un transport allongé ou
« demi-assis ».
Accroître l'effort
sur les médicaments. Enfin, le développement des génériques sera
poursuivi et amplifié. Ainsi, pour bénéficier du tiers payant (absence d'avance
des frais), les patients seront obligés d'accepter la délivrance de médicaments
génériques. Par ailleurs, les médicaments les plus onéreux vont voir leur prix
baisser, tout comme certains actes dans le domaine de la biologie et de la
radiologie (IRM, scanner...).
Selon le ministère de
la Santé,
l'ensemble de ces mesures devrait entrer en vigueur avant la fin de l'année et
permettre d'économiser 417 millions d'euros en 2007 et 1,2 milliard d'euros en
année pleine.
* Concerne
également les assurés qui n'ont pas choisi de médecin
traitant.