Des
principes inchangés. Destinée
à un parent aussi bien qu'à une personne sans lien familial*, la
donation consiste à attribuer un bien de son vivant. L'opération est réalisée
par acte notarié**.La donation peut porter sur une somme d'argent, une
entreprise, une exploitation agricole ou un immeuble.
La
donation permet aussi d'anticiper la succession en répartissant ce patrimoine de
son vivant, hors droits de succession et selon une fiscalité spécifique. On parle alors de « donation
partage ».
Cette pratique voit son champ d'application considérablement élargi par la loi
précitée.
De
nouveaux bénéficiaires potentiels. Jusqu'alors
réservée aux seuls descendants ayant qualité d'héritiers, la donation partage
est
étendue aux familles recomposées,
à partir du 1er janvier 2007. À cette
date, chaque parent remarié pourra transmettre à ses enfants, comme aux enfants
de son conjoint, des biens propres ou des biens communs au nouveau couple, sans
être soumis à la taxation maximale
(60%).
Les
personnes sans enfant pourront également consentir une donation-partage à leurs
frères, sœurs, neveux ou nièces, ce que la loi ne permettait pas jusqu'à
présent. Enfin, avec l'accord de ses enfants, un donateur pourra attribuer
directement ses biens à ses petits-enfants,
pour les aider à se constituer un patrimoine.
De
nouvelles possibilités. La
loi introduit également la possibilité de procéder à une
donation
« graduelle » ou à une donation
« résiduelle ».
La
donation graduelle prévoit que celui qui reçoit le bien devra obligatoirement le
conserver afin de le transmettre, à son décès à une seconde personne désignée
par le donateur. La donation résiduelle en revanche, n'oblige le donataire qu'à
transmettre ce qui reste du bien donné initialement. Cependant, s'il n'a pas
l'obligation de conserver le bien, il lui est interdit de le transmettre par
testament.
Un acte
irréversible. Une donation constitue un acte définitif, qui ne
peut être révoqué que dans trois cas précis :
-
si
les conditions sous lesquelles la donation a été consentie ne sont pas
respectées,
-
si
son bénéficiaire fait preuve d'ingratitude
-
à
la naissance d'un enfant légitime (ou légitimé par le mariage), si le donateur
n'en avait pas quand il a effectué la
donation.
Dans
les deux premiers cas, la révocation sera prononcée par un juge du tribunal de
grande instance. Elle est automatique dans le troisième. Seule exception à cette
règle, la donation entre époux peut être révoquée par acte notarié ou par
testament.
* Toutefois, seul un donateur sans ascendant ni descendant peut
transmettre la totalité de son patrimoine à une personne sans lien de
parenté.
** À la différence du don manuel, qui doit simplement être déclaré à la
recette des impôts dont dépend le donataire
et ne peut concerner les biens immobiliers.
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La fiscalité des
donations
La donation est
soumise à un abattement selon le lien de parenté unissant le donateur et
le donataire. L'abattement se renouvelle tous les 6 ans (avant le 1janvier
2006 cet abattement se renouvelait tous les 10 ans). Son montant est le
suivant:
-
entre époux 76 000€
-
entre parents et
enfants 50 000€
-
entre grand-parents
et petits-enfants 30 000 €
-
entre partenaires
d'un PACS 57 000€
Un abattement
spécifique de 50 000€ s'applique aux donations consenties à des personnes
handicapées. Cet abattement se cumule le cas échéant aux autres
abattements dont il peut bénéficier en tant que conjoint, enfant ou
partenaire d'un PACS. Cet abattement s'applique quelque soit le degré de
parenté existant entre la personne handicapée et le défunt.
Enfin, depuis le 1
janvier 2006, un nouvel abattement de 5000€ s'applique en cas de donation
entre frères et soeurs, entre tantes oncles et neveux et nièces, et entre
arrières
Au-delà de ces
abattements, la donation est soumise à un barème
d'imposition, qui varie par
tranches (de 5% à 60%), en fonction du lien de parenté et du montant
transmis.
Ces droits de donation
peuvent être réduits
en fonction de l'âge du donateur et de la nature de la donation (pleine
propriété, usufruit, nu-propriété).
-
Pour
les donations en pleine propriété ou en usufruit, Les réductions de
droits s'élèvent à :
-
Pour
les donations en nue propriété les réductions de droits s'élèvent
à :
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