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Combler
des lacunes. Mise
en oeuvre en 2001, la convention Belorgey facilitait déjà l'accès à l'assurance
et au crédit des personnes atteintes de maladies graves (cancer, maladies
cardio-vasculaires, séropositivité...). Depuis cette date, selon le ministre de
la Santé,
quelque 9000 personnes – chaque année – avaient toutefois vu leur demande
d'emprunt rejetée après refus d'assurance.
La
nouvelle convention "Aeras" (S'assurer et emprunter avec un risque aggravé de
santé) vise à améliorer la situation.
Un
champ plus large. Par
rapport à l'ancien texte, les limites d'âge, de durée et de montants ont été
modifiées. Pour les prêts dont l'obtention est soumise à un questionnaire de
santé (prêts professionnels et immobiliers), le montant accessible à une
personne présentant un risque aggravé de santé passe de 250.000 à 300.000 €,
sans condition de durée. L'âge limite de 60 ans à la souscription dans le cadre
de la convention Bélorgey est remplacé par un âge limite de 70 ans en fin de
prêt.
Pour
les prêts à la consommation, sans questionnaire, la limite d'âge est relevée de
45 à 50 ans à la souscription. Leur montant maximal passe de 10.000 à 15.000 €,
la durée limite restant fixée à quatre ans.
L'invalidité
mieux couverte. La
convention Aeras prévoit qu'une assurance invalidité soit proposée dans le cas
où la garantie est nécessaire à l'aboutissement de la demande de prêt. Sont pris
en charge au minimum la couverture du risque de perte totale et irréversible
d'autonomie; ainsi qu'une couverture additionnelle d'invalidité dans des cas
déterminés prévus au contrat.
Solidarité
et transparence. Les
personnes présentant un risque de santé aggravé, et dont le revenu est inférieur
ou égal au plafond de la
Sécurité sociale**, peuvent bénéficier d'un mécanisme de
mutualisation des primes mis en place par les assureurs et les banquiers. Ce
dispositif permet de limiter leur prime d'assurance à 1,5 point dans le taux
effectif global***.
Les
refus de prêts pour non acceptation d'assurance doivent être motivés. Et il
revient à l'assureur d'informer le candidat à l'assurance par courrier d'un
refus d'assurance, d'un ajournement, d'une exclusion de garantie ou d'une
surprime. Est également porté à la connaissance de ce dernier la
possibilité de prendre contact par courrier avec le médecin de l'assureur pour
connaître les raisons médicales à l'origine des décisions de l'assurance. La
faculté de saisir une commission de médiation est alors systématiquement
indiquée aux candidats emprunteurs.
Une
meilleure information. Tous
les signataires du texte (associations de malades, pouvoirs publics, fédérations
professionnelles de la banque, de l'assurance et de la mutualité) s'engagent à
faire connaître le dispositif. Ainsi, les banques mentionnent systématiquement
l'existence du dispositif sur les simulations de prêts qu'elles réalisent. Les
coordonnées du référent, nouvel interlocuteur créé au sein des établissements de
crédit pour informer le public des dispositions de la convention, y seront
également indiquées. Par ailleurs, un site Internet dédié est ouvert par les
pouvoirs publics : http://www.aeras-infos.fr/
*
Source : FFSA
**
Soit, pour 2009, 34 308 € annuels
***
Le Taux effectif global (TEG) est le taux auquel est effectivement remboursé le
crédit. Il comprend les intérêts, auxquels s'ajoutent notamment les frais de
dossier et d'assurance.
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