Son
rôle. Tout
usager (professionnel
de santé, assuré des secteurs privé et public, employeur) peut s'adresser
au conciliateur, dès lors qu'il a épuisé toutes les possibilités
de traitement interne de sa réclamation.
Celle-ci peut concerner de multiples domaines ayant trait au fonctionnement de
la caisse
(horaires d'ouverture, qualité de l'accueil, délai de traitement des
dossiers...), aussi bien que des litiges sur le fond, en particulier dans le
cadre du parcours de soins (désignation d'un médecin traitant, remboursement
d'une consultation chez un spécialiste...).
Comment
le saisir ? Pour
pouvoir solliciter l'intervention du conciliateur, l'usager ne doit pas avoir
engagé de recours devant un tribunal. Sa réclamation doit être adressée
directement à la Caisse primaire d'assurance
maladie dont il relève. Elle doit être formulée sur papier libre ou par courrier
électronique, celui-ci devant être impérativement doublé d'une version sur
papier.
Dans
un délai qui doit se situer entre deux et trois semaines, un accusé de réception
est ensuite envoyé à l'usager. Ce document précise notamment les voies à suivre
pour mener une action en justice en cas d'échec de la
conciliation. S'il le juge utile, le conciliateur peut éventuellement proposer
un entretien téléphonique.
Son
action. Outre
cette première phase, la mission du conciliateur consiste à aider à la
résolution des différends. Il émet des avis, travaille à la recherche de
compromis et à l'émergence de solutions. Il ne dispose d'aucun pouvoir de
décision, mais il peut recommander le réexamen d'une situation.
Le
conciliateur intervient également en amont, pour prévenir les causes de litige
ou de situation conflictuelle. A cet effet, il formule des propositions à
la Caisse, sur
la base d'analyses
régulières portant sur les faits générant les plaintes.
La procédure de recours dans son
ensemble
Faire appel au conciliateur est une démarche facultative qui
peut venir en complément de la procédure de recours, mais qui ne s'y
substitue pas.
Première phase de la procédure de recours : l'assuré qui
conteste une décision de sa Caisse d'assurance maladie doit
obligatoirement en saisir la Commission de recours amiable (CRA). Un
simple courrier suffit. Il doit toutefois être adressé dans un délai de
deux mois à compter de la date de notification de la décision contestée.
La CRA
dispose alors d'un mois, à compter de la réception de la demande, pour
se prononcer et adresser notification de sa décision. L'absence de
réponse dans ce délai signifie que la demande est rejetée.
C'est à ce stade que l'assuré peut, s'il le
souhaite, solliciter l'intervention du
conciliateur.
L'étape suivante* consiste à saisir par lettre recommandée,
dans un délai de 2 mois, le Tribunal des affaires de sécurité sociale
(TASS). Le TASS compétent est, en principe, celui dont dépend le
domicile du plaignant. Il se trouve au siège du Tribunal de grande
instance (TGI). L'assuré est ensuite convoqué pour audience par le TASS,
par lettre recommandée avec accusé de réception, 15 jours au moins avant
la date de l'audience. Il peut comparaître lui-même, ou se faire
représenter ou assister par un avocat, un salarié exerçant la même
profession, un représentant syndical, son conjoint, un ascendant ou un
descendant en ligne directe. La décision du TASS lui est
notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception. Si elle ne
le satisfait pas, il peut faire appel auprès de la Cour d'appel et/ou de
la Cour
de cassation.
Enfin, pour les décisions ayant
trait à l'incapacité ou à l'invalidité, la juridiction compétente est le
Tribunal du contentieux de l'incapacité (TCI)
* Si
l'intervention du conciliateur n'a pas réglé le
litige. |