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Risque-Prévoyance  Magazine
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Protection sociale : Slovénie, Slovaquie, République tchèque et Hongrie (juin 2005)
Quatrième volet de notre dossier sur la protection sociale au sein des dix nouveaux pays membres de l'Union européenne. Gros plan sur la Slovénie, la Slovaquie, la République tchèque et la Hongrie, à la lueur d'une récente étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques).

Un virage difficile. Issus de l'ancien bloc soviétique, ces quatre pays ont dû s'adapter, dans les années 90, au passage progressif à une économie de marché. Cette transition s'est révélée moins douloureuse que dans les pays baltes . Le niveau de vie reste cependant moins élevé que dans l'Europe des quinze : en 2002, Slovénie, Slovaquie, République tchèque et Hongrie avaient tout juste retrouvé ou très légèrement dépassé leur PIB de 1989. Le plus difficile semble toutefois passé : le taux de croissance y est, en effet, entre deux et quatre fois plus élevé que la moyenne européenne (Slovaquie 4,4%, Hongrie 3,5%, Slovénie 2,9% et République Tchèque 2%, contre 1% dans l'Europe des quinze).

 

 

Les systèmes de retraites.  A partir de 1994 et 1996, Hongrie et Slovaquie ont restructuré leurs systèmes d'assurance vieillesse, sur le modèle de celui préconisé par la Banque mondiale, en adoptant une structure à trois piliers (régime public de base par répartition, régimes complémentaires obligatoires et épargne facultative par le biais de caisses de prévoyance).

 

République tchèque et Slovénie ont également procédé à des changements mais, sous la pression des syndicats et des associations de retraités, ceux-ci sont allés moins loin. Les deux pays ont partiellement réformé leur régime public de retraite, créant par ailleurs des systèmes d'épargne facultatifs assortis d'incitations fiscales.

 

 

Des situations de l'emploi contrastées. République tchèque (7,6%), Slovénie (6,5%) et Hongrie (5,8%) affichent des taux de chômage moins élevés que la moyenne européenne (8% en 2003). La Slovaquie (17,1%) connaît en revanche une situation de l'emploi difficile. Pourtant, seuls 17% des chômeurs y reçoivent une prestation chômage, à peine supérieure au quart du revenu moyen* (25,5%). En République tchèque et en Hongrie, un tiers des demandeurs d'emploi perçoit des indemnités respectivement égales à 22% et 25% du revenu moyen*. Enfin, en Slovénie, moins d'un quart des chômeurs a droit à des allocations équivalentes à près de 40% du revenu moyen*.

 

Une pauvreté mal évaluée. L'étude offre peu de statistiques sur l'exclusion. On y apprend tout de même qu'en Slovénie et en République tchèque, le taux de pauvreté est inférieur à la moyenne européenne. Seuls 8% de la population tchèque et 11% des slovènes gagnent moins de 60% du revenu moyen et se situent, par là-même, sous le seuil de pauvreté relative.

 

Les données concernant Hongrie et Slovaquie ne sont pas disponibles. Le document évoque cependant les dispositifs d'assistance mis en place par ces deux pays. Ils sont au nombre de trois en Hongrie (minimum vieillesse, allocation d'invalidité et prestation d'assistance pour les chômeurs exclus de l'assurance chômage). Quant à la Slovaquie, elle connaît « deux niveaux de minimum de subsistance, selon que le ménage est jugé « subjectivement » responsable de la situation ou contraint par des raisons objectives. L'appréciation en revient aux collectivités locales. »

 

* Voir tableau ci-contre.

 

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