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Un
virage difficile. Issus
de l'ancien bloc soviétique, ces quatre pays ont dû s'adapter, dans les années
90, au passage progressif à une économie de marché. Cette transition s'est
révélée moins douloureuse que dans les pays baltes . Le niveau de
vie reste cependant moins élevé que dans l'Europe des quinze : en 2002,
Slovénie, Slovaquie, République tchèque et Hongrie avaient tout juste retrouvé
ou très légèrement dépassé leur PIB de 1989. Le plus difficile semble toutefois
passé : le taux de croissance y est, en effet, entre deux et quatre fois
plus élevé que la moyenne européenne (Slovaquie 4,4%, Hongrie 3,5%, Slovénie
2,9% et République Tchèque 2%, contre 1% dans l'Europe des
quinze).
Les
systèmes de retraites.
A
partir de 1994 et 1996, Hongrie
et
Slovaquie ont restructuré leurs systèmes d'assurance vieillesse, sur le modèle
de celui préconisé par la Banque mondiale, en adoptant
une structure à trois piliers (régime public de base par répartition, régimes
complémentaires obligatoires et épargne facultative par le biais de caisses de
prévoyance).
République
tchèque et Slovénie ont également procédé à des changements mais, sous la
pression des syndicats et des associations de retraités, ceux-ci sont allés
moins loin. Les deux pays ont partiellement réformé leur régime public de
retraite, créant par ailleurs des systèmes d'épargne facultatifs assortis
d'incitations fiscales.
Des
situations de l'emploi contrastées. République
tchèque (7,6%), Slovénie (6,5%) et Hongrie (5,8%) affichent des taux de chômage
moins élevés que la moyenne européenne (8% en 2003). La Slovaquie (17,1%) connaît
en revanche une situation de l'emploi difficile. Pourtant, seuls 17% des
chômeurs y reçoivent une prestation chômage, à peine supérieure au quart du
revenu moyen* (25,5%). En République tchèque et en Hongrie, un tiers des
demandeurs d'emploi perçoit des indemnités respectivement égales à 22% et 25% du
revenu moyen*. Enfin, en Slovénie, moins d'un quart des chômeurs a droit à des
allocations équivalentes à près
de 40% du revenu moyen*.
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Une
pauvreté mal évaluée. L'étude
offre peu de statistiques sur l'exclusion. On y apprend tout de même qu'en
Slovénie et en République tchèque, le taux de pauvreté est inférieur à la
moyenne européenne. Seuls 8% de la population tchèque et 11% des slovènes
gagnent moins de 60% du revenu moyen et se situent, par là-même, sous le
seuil de pauvreté relative.
Les
données concernant Hongrie et Slovaquie ne sont pas disponibles. Le
document évoque cependant les dispositifs d'assistance mis en place par
ces deux pays. Ils sont au nombre de trois en Hongrie (minimum vieillesse,
allocation d'invalidité et prestation d'assistance pour les chômeurs
exclus de l'assurance chômage). Quant à la Slovaquie, elle
connaît « deux niveaux de minimum de subsistance, selon que le
ménage est jugé « subjectivement » responsable de la situation
ou contraint par des raisons objectives. L'appréciation en revient aux
collectivités locales. »
*
Voir tableau ci-contre. |
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