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Des
points communs. Mégapoles exerçant une influence bien
au-delà de leurs frontières, New York, Londres, Paris et Tokyo présentent de
nombreuses caractéristiques sociales et économiques communes : fortes
inégalités de revenus, classe moyenne en diminution et grandes migrations de
travailleurs. Pôles d'excellence médicale reconnus, elles assurent par ailleurs
des soins de grande qualité et disposent d'excellents centres de recherche et
hôpitaux universitaires.
De
fortes concentrations. Autre
point commun : ces quatre villes comptent aussi les plus fortes
concentrations de personnes de plus de 65 ans de leurs pays respectifs :
1,3 millions à Tokyo, 940.000 à New York, 910.000 à Londres et 850.000 en région
parisienne (2), où l'on compte le plus de personnes de plus de 85
ans.
A
l'exception de Londres, cette concentration est plus importante dans les centres
urbains de chaque ville que dans leur périphérie. Dans certains quartiers, la
proportion des personnes âgées dépasse même 25%.
Les
services.
Outre le recueil de données statistiques, l'étude se concentre sur les systèmes
d'accompagnement ou de prise en charge des personnes âgées.
Dans
les quatre villes étudiées, et plus particulièrement dans leurs centres urbains,
l'accès à toute une gamme de services (repas livrés, soins, aide ménagère...)
facilite le maintien des personnes âgées à domicile pour compenser la relative
faiblesse de l'offre de prise en charge en maisons de retraite.
Les
aides à domicile. A
New York, deux programmes publics régissent l'aide ménagère, l'assistance
personnelle et les soins infirmiers à domicile. Le premier est géré au niveau
fédéral, le second est financé par l'État de New York. Les deux programmes,
soumis à des conditions de ressources, couvrent moins de 8% de la population
âgée de 65 ans et plus. Au-delà du seuil de revenus prévu par les textes, les
personnes âgées ayant besoin d'une aide à domicile n'ont pas d'autres choix que
de faire appel à la solidarité familiale ou à des services
privés.
A Tokyo, c'est « l'Assurance
nationale dépendance », entrée en vigueur en 2000, qui – pour l'essentiel –
permet aux personnes âgées de bénéficier d'une aide et/ou de soins infirmiers à
domicile. Des fonds municipaux et régionaux complètent le dispositif. Les aides
couvrent exclusivement les services en nature, sans versement de prestations.
Les usagers doivent participer financièrement au règlement de ces services, à
hauteur de 10% de leur montant.
A
Paris, les soins infirmiers à domicile sont financés par l'assurance maladie,
tandis que l'Apa (Allocation personnalisée d'autonomie)
permet de financer l'aide à la personne.
Enfin
à Londres, les soins infirmiers à domicile sont couverts par le NHS
(National Health Service) . L'aide à domicile,
quant à elle, est administrée par les autorités de quartiers (les
boroughs). Certaines fournissent directement ce type de service, d'autres
le confient à des organismes indépendants. Elles sont libres de fixer une
participation financière ou de l'accorder gratuitement.
Peu de maisons de
retraite.
Dans
les quatre mégapoles, la densité en « lits de long séjour » (en
maisons de retraite) est nettement plus faible dans le centre urbain que dans
les zones périphériques. Le prix élevé de l'immobilier dans les centres-villes
explique en grande partie ce décalage.
De
façon générale, les quatre mégapoles souffrent d'un déficit de solutions
d'hébergement en instituts spécialisés. C'est particulièrement vrai à Londres et
à Tokyo, où l'on compte deux fois moins de lits de long séjour qu'à Paris et
quatre fois moins qu'à New York. La capitale britannique présente de surcroît un
déficit d'offre médicale et hospitalière.
Mais
c'est à Tokyo que la situation semble la plus délicate. Les listes d'attente
dans les maisons de retraite ne cessent de s'allonger et « les lits en
hôpitaux généraux sont [de plus en plus] souvent utilisés en lits de long
séjour », note l'étude.
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