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A quoi sert-elle ? Lors d'un voyage dans les états membres
de l'Union Européenne**, ainsi qu'en Islande, au Lichtenstein, en Norvège
et en Suisse, la carte européenne atteste des droits de son titulaire à
l'assurance maladie. Elle ne remplace toutefois pas la carte Vitale et
n'est pas utilisable en France.
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Le cas échéant, elle permet de bénéficier de la prise en charge des soins,
selon la législation sociale et les formalités en vigueur dans le pays de
séjour. Des informations détaillées sur ces modalités, pays par pays, sont
disponibles sur le site de la Cnam (http://www.ameli.fr/ ).
Que
contient-elle ? La carte européenne
d'assurance maladie ne comporte que des informations administratives, écrites
(sans puce électronique) :
-
Nom, prénom, date de naissance et numéro de sécurité
sociale de son titulaire,
-
Numéro et date d'expiration de la carte,
-
Code du pays émetteur,
-
Numéro d'identification de l'institution d'assurance
maladie
Elle ne contient aucune information d'ordre
médical.
Comment l'obtenir ? La carte européenne doit être demandée au
moins deux semaines avant le départ, soit par téléphone, soit en se déplaçant à
sa caisse primaire d'assurance maladie. Aucun document particulier n'est requis.
Valable un an, gratuite et nominative, elle sera envoyée, par courrier, au
domicile du demandeur. Cette carte est individuelle. Pour les voyages en
famille, il faut effectuer une demande pour chaque membre, y compris les enfants
de moins de 16 ans. Si les délais ne permettent pas d'obtenir une carte avant le
départ, la Cram (Caisse régionale d'assurance maladie) délivrera un certificat
provisoire de remplacement.
Enfin, si la demande n'a pas été faite ou en cas d'oubli de la carte pendant
le séjour, il faudra régler les éventuels frais médicaux sur place... et penser
à conserver toutes les factures et les justificatifs de paiement, pour les
présenter au retour à sa caisse d'assurance maladie.
* Les formulaires E111, E128, E110 et
E119 délivrés avant le 1er juin 2004 restent valables jusqu'au 31
décembre 2004, au plus tard, ou jusqu'à leur date d'expiration si celle-ci est
antérieure au 31/12/04.
** Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre,
Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie,
Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque,
Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède.
Se renseigner
toujours, s'assurer souvent
Quelle que soit la destination, la première
chose à faire est de se renseigner auprès de la CPAM dont dépend le
voyageur. En effet, les modalités d'utilisation de la carte européenne
varient au sein de l'Union. Et les affaires se compliquent encore dès
que l'on en sort. Des conventions ont été passées avec les pays
constituant de grandes destinations touristiques, ainsi qu'avec ceux
dont la France accueille une forte population. Mais le contenu de ces
conventions diffère selon les cas. Un contact téléphonique avec la
caisse d'assurance maladie (et éventuellement son assureur
complémentaire) permettra de répondre à de nombreuses questions
pratiques : Comment trouver un médecin sur place ? Où
trouve-t-on des médicaments ? Faudra-t-il faire l'avance des
frais ? Sera-t-on remboursé ?
Par ailleurs,
s'ils sont possibles, les remboursements se feront sur la base des
tarifs français. Autant dire que si l'on s'y fait hospitaliser, un
séjour aux Etats-Unis, par exemple, peut revenir très cher. Prévoir une
assurance médicale ou rapatriement peut donc s'avérer nécessaire, même
si l'on voyage dans un pays dont la qualité de soins est
reconnue.
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