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La retraite des travailleurs non salariés (TNS) (juin 2002)
Près de 4 millions de retraités français seraient d'anciens travailleurs non salariés.

L'affiliation. Selon sa profession, le travailleur non salarié (TNS) est obligatoirement affilié à l'une des caisses habilitées à percevoir des cotisations et à verser des pensions de retraite. Les 4 grandes fédérations sont l'Organic, la Cancava, la CNAVPL et la MSA, auxquelles il faut ajouter 2 caisses : la CNBF et la CAMAVIC *. L'affiliation s'effectue notamment auprès de la Chambre de commerce et d'industrie, de la Chambre des métiers ou de la Chambre d'agriculture, au moment de l'immatriculation du TNS.

Les cotisations. Le taux de cotisation est variable selon les caisses et fédérations. Il est assis sur le plafond annuel de la Sécurité sociale fixé à 28.224 euros pour 2002.
Pour les professions libérales, les cotisations se décomposent en une part fixe, qui diffère selon les spécialités, et une part proportionnelle, assise sur les revenus plafonnés par décret.

La retraite. L'âge minimum de la retraite à taux plein (160 trimestres de cotisation) diffère également selon les secteurs d'activité. Il est de 65 ans pour les professions libérales et peut être ramené à 60 ans pour les artisans, commerçants, agriculteurs et industriels.
La base de calcul des prestations est la même que pour les salariés : ainsi, les TNS qui prendront leur retraite à partir de 2008 toucheront au mieux la moitié de leur salaire moyen, calculé sur les 25 meilleures années. Comme les salariés, les TNS doivent conserver tout au long de leur carrière les relevés de points retraite que leur envoie leur caisse. Il est également conseillé de garder tous ses avis d'imposition.

Les modalités. Lors du départ en retraite, le travailleur non salarié doit produire un certificat de radiation pour prouver qu'il a bien mis un terme à son activité. Il peut se le procurer auprès du CFE (Centre de formalités des entreprises) de la Chambre de commerce et d'industrie, de la Chambre des métiers ou la Chambre d'agriculture. La demande officielle doit être formulée auprès de la dernière caisse d'affiliation.

*Organic : commerçants, Cancava : artisans, CNAVPL : professions libérales, CNBF : avocats, MSA : agriculteurs, CAMAVIC : ministres des cultes et membres des congrégations et des collectivités religieuses.

 
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Les retraites complémentaires.

Les régimes complémentaires sont obligatoires pour les artisans et les professions libérales, facultatifs pour les agriculteurs et les commerçants. Sur le plan fiscal, les cotisations dédiées à la retraite complémentaire sont déductibles du revenu pour les TNS imposés sous le régime des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou non commerciaux (BNC). La loi de Finances fixe chaque année le plafond de ces déductions.

Il faut rappeler par ailleurs que la retraite complémentaire n'est pas attribuée automatiquement. Il convient d'en faire la demande dans les six mois qui précèdent le départ à la retraite auprès de sa dernière caisse complémentaire ou du Centre d'information et de coordination de l'action sociale (CICAS) le plus proche de son domicile.
Il est recommandé d'organiser la fin de sa vie professionnelle. À cet effet, les CICAS proposent, dès 57 ans, une évaluation des droits du futur retraité. Cette étude, qui peut également être réalisée par les caisses complémentaires, ne pourra que faciliter le traitement du dossier lors de la demande officielle.

Les régimes surcomplémentaires. Les travailleurs non salariés peuvent également cotiser à des régimes de retraite facultatifs (régimes collectifs ou individuels), dits supplémentaires ou surcomplémentaires, au-delà des deux premiers niveaux (régime général et régime complémentaire). Il s'agit de produits d'épargne à long terme, offrant un complément de revenus lors du départ à la retraite, sous forme de rente ou de versement de capital. Ils peuvent s'inscrire dans le dispositif de la Loi Madelin. Les versements effectués bénéficient d'une exonération fiscale s'inscrivant dans une enveloppe plafonnée mais les prestations doivent alors être servies sous forme exclusive de rente.

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