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Zoom sur le Plan d'épargne retraite populaire (PERP) (novembre 2003)
Créé par la loi Fillon pour inciter les Français à épargner en vue de leur retraite, le Plan d'épargne individuel retraite a été rebaptisé avant son entrée en vigueur, prévue pour janvier 2004. Le PEIR est devenu PERP, Plan d'épargne retraite populaire. Mode d'emploi...

Les plans individuels. Le Plan d'épargne retraite populaire est un produit collectif d'assurance vie, à adhésion individuelle. Il permet de bénéficier d'une rente viagère(1) dès le départ à la retraite. Les personnes qui souhaitent souscrire un plan individuel doivent s'adresser à un Groupement d'épargne individuelle pour la retraite (GEIR), une association à but non lucratif. Un GEIR fait office d'intermédiaire entre le particulier et l'organisme d'assurance auprès duquel est souscrit le PERP.

Principal avantage du Plan d'épargne retraite populaire, il permet à chaque adhérent de déduire les cotisations versées de son revenu net imposable. Cette déduction ne peut pas excéder 10 % des revenus annuels de l'activité professionnelle(2), plafonnés à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale(3). A titre indicatif, la déduction fiscale maximale aurait donc été d'environ 23.500 euros en 2003.

Ces plafonds incluent toutefois les cotisations patronales et salariales versées sur des contrats de retraite surcomplémentaire dans le cadre de régimes obligatoires d'entreprise(4). C'est donc par l'intermédiaire de l'entreprise que le salarié peut le plus facilement déterminer le montant de l'épargne qu'il peut consacrer à son PERP en franchise fiscale. Et ce d'autant que le PERP peut aussi être souscrit dans le cadre de l'entreprise...

Le PERP entreprise. Un salarié a en effet la possibilité d'effectuer des versements supplémentaires à titre individuel sur des contrats de retraite à adhésion obligatoire, souscrits par l'entreprise. Ce dispositif qui doit être éligible aux dispositions régissant le fonctionnement des PERP comprend deux niveaux. Le premier niveau, obligatoire, classiquement financé par l'employeur et éventuellement par le salarié, est prolongé par un second niveau, facultatif et financé seulement par le salarié. Seule différence : il n'est pas nécessaire dans ce cadre de recourir au GEIR. L'entreprise ou le groupement d'entreprises doit toutefois avoir préalablement mis en place un plan d'épargne entreprise (PEE) ou un plan d'épargne interentreprise (PEI). 

(1)Rente imposable, au même titre qu'un salaire ou qu'une pension.

(2)Revenus d'activité professionnelle : traitements et salaires, revenus professionnels non salariaux (BIC, BNC, BA)...Les plafonds de déductibilité fiscale ne sont pas encore fixés officiellement.  Ils le seront dans la prochaine loi de finance. 

(3)Il existe un plancher, fixé à 10% du plafond annuel de la sécurité sociale (soit 2920 euros en 2003), qui permet aux foyers à faibles revenus de déduire des montants plus élevés que ceux retenus dans la « règle » des 10% des revenus annuels nets de l'activité professionnelle. Ces plafonds ne sont pas encore fixés officiellement.  Ils le seront dans la prochaine loi de finance.

(4)Les abondements sur les PPESVR (plan partenarial d'épargne salariale volontaire pour la retraite) sont aussi pris en compte. Par ailleurs, ces plafonds concernent également les contrats  « Loi Madelin » pour les non-salariés et contrats « Prefon » pour les fonctionnaires.

GEIR et comité de surveillance

Intermédiaire obligatoire entre assuré et assureur dans le cadre de la souscription individuelle d'un PERP, le Groupement d'épargne individuelle pour la retraite (GEIR) est une association à but non lucratif (loi 1901). Son objet est de représenter les intérêts des adhérents d'un PERP, dans la mise en place et la gestion de ce plan.

Indépendamment du GEIR, la loi institue également, pour chaque plan, un comité de surveillance chargé de veiller à la bonne exécution du contrat par l'organisme d'assurance. Ce comité de surveillance est composé, pour plus de la moitié, de membres indépendants de l'organisme gestionnaire. Ledit comité établit un rapport annuel, comportant un avis sur les comptes du plan, son équilibre actuariel, son administration et les orientations de gestion mises en œuvre sous la responsabilité de l'organisme d'assurance gestionnaire.

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