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Un vieillissement
mécanique. En 1950, on comptait 8% de personnes de plus de 60 ans sur
la planète. Ils sont aujourd'hui 10% (629 millions de personnes), et pourraient
constituer 21% de la population mondiale (plus de 2 milliards d'êtres humains,
dont la moitié en Asie) en 2050. L'augmentation généralisée de l'espérance de
vie, associée à une baisse plus nette que prévue de la natalité dans les pays du
Sud, est à l'origine de ce vieillissement annoncé.
De lourdes conséquences. Si l'on comptait en 2000
plus de 12 actifs par personne âgée de plus de 65 ans, contre 9 en 1950, la
tendance devrait donc brutalement s'inverser. Les experts de l'ONU estiment
ainsi que le rapport pourrait passer à 4 pour 1 au cours des prochaines
décennies. Certaines menaces pèsent par conséquent sur les systèmes existants de
retraites par répartition, ainsi que sur les systèmes de sécurité sociale. Dans
les pays en développement, c'est tout le système de solidarité familiale qui est
en péril, avec un risque d'exclusion des anciens.
Une augmentation des besoins sanitaires. Cette
évolution aura un impact considérable en termes de santé publique, en
particulier dans les pays les plus pauvres, peu équipés pour faire face à une
forte augmentation de certains besoins sanitaires très particuliers. L'OMS cite
l'exemple des cas de démence sénile. Estimé aujourd'hui à 29 millions en
Afrique, Asie et Amérique du Sud, le nombre de ces cas pourrait quasiment
doubler et atteindre 55 millions en 2020.
Une marge de manœuvre étroite. Le rapport de l'OMS
estime toutefois que les pays en développement vont disposer d'une courte
période favorable. Pendant quelques années, il y aura en effet nettement moins
d'enfants que par le passé, et encore peu de personnes âgées. Ces pays devront
profiter du pic de population active pour se préparer à absorber un choc
démographique auquel ils n'échapperont pas.
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L'indispensable
prévention
Le nombre des personnes de plus de 80 ans
augmente de 3,8% par an. En Chine, on dénombrera ainsi 100
millions d'octogénaires dans moins d'un demi-siècle ! Or, si
les plus de 75 ans ne représentent pour l'instant que 5% de la
population mondiale, ils concentrent déjà 35% des dépenses de
santé. Pour les experts de l'OMS, la première mesure à
prendre – à l'échelle de la planète – consiste donc en une
généralisation de la prévention. Dépistages systématiques,
lutte contre le tabagisme, modification des habitudes
alimentaires et encouragement des activités physiques peuvent
contribuer à réduire les dépenses de santé. Cette prévention
doit concerner toutes les générations, y compris les plus
jeunes. Le mode de vie pendant l'adolescence détermine en
partie la santé pendant la vieillesse, rappellent les experts
de l'OMS. |
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