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Retraite  Magazine
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Retraites : d'importantes disparités régionales (octobre 2003)
Le niveau moyen des retraites varie considérablement selon les régions. C'est ce que confirme une étude réalisée par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) pour le compte du ministère des Affaires sociales.

Des écarts significatifs. 973 euros en Basse-Normandie, 1.525 en Ile-de-France : le montant mensuel brut moyen des pensions versées aux retraités en 2001, année ayant servi de base à l'étude, varie considérablement selon les régions. Et si la moyenne nationale se situe à 1.136 euros mensuels, seules trois régions la dépassent et la tirent vers le haut : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes. Des structures de population différentes expliquent en grande partie ces disparités.

Femmes et agriculteurs. Ainsi, une proportion plus importante de femmes ou d'agriculteurs parmi les retraités entraîne mécaniquement le niveau des pensions vers le bas. C'est par exemple le cas en Limousin où 56,2% des retraités sont des femmes (contre 54,8% sur l'ensemble de la France métropolitaine), ou en Bretagne où 22,6% des retraités sont d'anciens agriculteurs (contre une moyenne nationale de 12,5%). Dans ces deux régions, le montant des pensions plafonne à 995 et 1.010 euros. Poitou-Charentes, Pays de la Loire et Auvergne connaissent des situations comparables et affichent toutes des moyennes proches de 1.000 euros.

Jeunes retraités et anciens cadres. L'âge et le type de carrière des retraités influent également sur le niveau des pensions. Les personnes de plus de 85 ans, qui ont liquidé leurs droits avant la mise en place des principales mesures d'amélioration de l'assurance vieillesse, contribuent ainsi à les faire baisser. En revanche, des régions comme l'Alsace (1.116 euros), la Haute-Normandie (1.119 euros) ou le Languedoc-Roussillon (1.112 euros), où la proportion de jeunes retraités et d'anciens cadres est plus élevée, atteignent des chiffres proches de la moyenne nationale. Ces disparités régionales sont, par ailleurs, stables dans le temps. Les écarts constatés sont en effet assez proches de ceux enregistrés en 1997, lors d'une première étude du même type. 

Le cas de l'Ile-de-France

Un seul chiffre suffirait à illustrer le décalage entre l'Ile-de-France et le reste du pays : sans l'apport des retraités franciliens, la moyenne nationale des pensions ne serait que de 1.077 euros bruts mensuels. Le montant moyen en région parisienne est supérieur de plus de 34% à celui de l'ensemble de la France métropolitaine. Il représente plus d'une fois et demi la retraite globale moyenne perçue en Basse-Normandie.
L'Ile-de-France conjugue, en effet, tous les facteurs favorables. Ainsi, le salaire horaire moyen y est supérieur à la moyenne nationale de plus de 25%. On compte d'autre part une proportion importante de retraités qui occupaient des fonctions d'encadrement. En conséquence, même le pourcentage relativement élevé de personnes de plus de 85 ans (8,2%, soit la 2ème région de France dans ce domaine) n'a pas de véritable incidence : avec 1.228 euros mensuels, les plus âgés des retraités franciliens se situent bien au-dessus de la moyenne nationale, tous âges confondus.




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