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L'allocation transitoire de solidarité (ATS) est entrée en vigueur le 4
novembre dernier. Ce dispositif s'adresse aux demandeurs d'emploi
âgés qui sont affectés par le report de l'âge légal de la retraite. L'ATS
succède à l'allocation équivalent retraite (AER) qui avait été supprimée au 1er
janvier 2011. Elle a été instituée par le décret n° 2011-1421 du 2 novembre 2011, avec un
effet rétroactif au 1er juillet.
Compenser le défaut d'allocation Avec le report de l'âge
légal, certains chômeurs âgés ne peuvent pas toucher leur pension de retraite à
la date prévue. Depuis juillet dernier, il faut attendre 60 ans et 4 mois pour
liquider ses droits à l'assurance vieillesse, même lorsque l'on a cotisé 160
trimestres. Avec ce report, certains demandeurs d'emploi arrivent en fin de
période d'indemnisation chômage sans solution autre que l'allocation de
solidarité spécifique (ASS) ou le revenu de solidarité active (RSA), leur départ
ayant été retardé par la réforme. L'ATS de remplacement s'adresse à ces chômeurs
âgés et leur permet de conserver un revenu de 1 000 euros par mois minimum en
attendant d'avoir atteint l'âge légal.
Demandeurs d'emploi de plus de 60 ans L'ATS s'adresse aux
demandeurs d'emploi nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1953. Le
demandeur doit avoir cotisé 160 trimestres au 1er janvier 2012 pour prétendre
aux droits de l'assurance vieillesse à taux plein. Ses ressources mensuelles
(hors prestations familiales et allocations logement) doivent être inférieures à
1 592,64 euros pour une personne seule et à 2 289 euros pour un couple.
… et en fin de droit Pour bénéficier de l'ATS de
remplacement, le demandeur doit également prouver que le fait qu'il se retrouve
sans ressource est dû au report de l'âge légal de départ en retraite qui
repousse l'ouverture de ses droits à l'assurance vieillesse. Il doit donc avoir
été indemnisé par l'assurance-chômage (allocations d'assurance ou allocations de
solidarité) à la date du 10 novembre 2010, date de la publication de la réforme
des retraites. Il doit aussi justifier qu'il avait encore des droits à cette
date, droits qui allaient prendre fin après ses 60 ans.
Personne seule
| Ressources
demandeurs |
Montant
ATS |
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Inférieures ou égales à 597,24 €/mois |
33,18 €/jour (soit 995,40 euros pour 1 mois de 30
jours) |
Comprise entre 597,24 et 1 592,64 €/mois |
1 592,64 € moins le montant des ressources |
| Supérieures à 1 592,64 € |
Pas d'allocation |
Couple
| Ressources
demandeurs |
Montant
ATS |
|
Inférieures ou égales à 1 282,29 €/mois |
995,40 €/mois |
Comprises entre 1 282,29 € et 2 289,42 €
/mois |
2 289,42 € moins le montant des ressources |
| Supérieures à 2 289,42 €/mois |
Pas d'allocation |
Une ATS de complément Pour les chômeurs âgés ayant
encore des droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) au moment de
leur 60 ans, l'ATS intervient en complément. Elle s'adresse aux demandeurs
d'emploi dont les ressources mensuelles sont inférieures à 995,40 euros pour une
personne seule et à 2.289,42 euros pour un couple alors que le demandeur
lui-même dispose de moins de 995,40 euros. L'ATS de complément est une
allocation différentielle. Son montant varie en fonction des ressources du
demandeur pour atteindre le plafond de l'ATS de remplacement. Cette
allocation de complément ou de remplacement sera versée jusqu'à l'âge
légal de départ en retraite du bénéficiaire.
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Une allocation gérée par Pôle
emploi
Pour
bénéficier de l'ATS de remplacement ou de complément, les chômeurs âgés
doivent déposer leur demande auprès de Pôle emploi. Le dispositif est
appelé à fonctionner de manière transitoire et les dernières demandes
devront être reçues au plus tard le 31 décembre 2014. Selon le ministère
du Travail, quelque 11 000 chômeurs âgés sont concernés et le coût annuel
de l'ATS serait de l'ordre de 40 millions d'euros, entièrement pris en
charge par l'Etat. |
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