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Retraite  Magazine
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Retraite : comment améliorer le montant de sa pension (juin 2011)
Différentes situations permettent de bénéficier de majorations des pensions de retraite de la Sécurité sociale et des complémentaires. D'autres sont en mesure de rallonger le nombre de trimestres cotisés pour approcher ou atteindre le taux plein. Revue de détail.
Après la réforme des retraites de novembre 2010, certaines situations permettent encore d'améliorer sa pension de base. Alors que le montant moyen des retraites, tous régimes confondus, était de 1 122 euros (1) par mois en 2008 (825 euros pour les femmes et 1 426 pour les hommes), ces «bonus» ne sont pas à négliger.
 
Majoration pour les familles…
Au-delà de l’ajout des huit trimestres par enfant (auxquels peuvent désormais prétendre les pères au même titre que les mères), les parents de familles nombreuses bénéficient aussi d'un «bonus». Dans le régime de base, ceux qui ont eu ou élevé au moins trois enfants (il faut les avoir élevés pendant neuf ans avant leur 16ème anniversaire) voient leur pension majorée de 10 %. Si, dans un couple, les deux époux font valoir leurs droits à la retraite dans le régime général, ils bénéficieront tous les deux de cette bonification. Dans le régime complémentaire Arrco, ces mêmes parents bénéficient aussi d'une majoration de 10 %. Ceux qui ont encore un ou plusieurs enfants à charge (moins de 18 ans ou moins de 25 ans s’ils sont étudiants, apprentis ou demandeurs d’emploi non indemnisés ou en invalidité) ont également droit à une majoration de 5 % pour chaque enfant. Quant au régime Agirc, il prévoit différentes majorations suivant le nombre d'enfants mis au monde et/ou élevés : 8 % pour trois enfants, 12 % pour quatre, 16 % pour cinq, 20 % pour six et 24 % pour sept et plus.
 
Et bonus pour la maternité
Malgré le report de l'âge légal du taux plein à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres cotisés (2), les familles bénéficient aussi d'une petite exception. Les assurés nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1955, qui ont eu et/ou élevé au moins trois enfants, pourront partir à taux plein dès 65 ans. Attention, cette mesure est réservée à ceux, et surtout celles, qui se sont arrêtés de travailler pendant au moins un an, dans les trois années suivant la naissance d’un des enfants.
De plus, après la réforme des retraites 2010, les indemnités perçues pendant le congé maternité vont désormais être prises en compte dans le calcul des pensions. Elles seront assimilées à un salaire et considérées à hauteur de 125 % de leur montant. Cette mesure s'appliquera pour les congés maternité pris à partir du 1er janvier 2012
 
Les carrières «longue durée»…
Pour doper sa pension de retraite, il est également possible de travailler au-delà de l'âge légal et du nombre de trimestres nécessaires au taux plein (2). Pour ceux qui acceptent de travailler plus longtemps, chaque trimestre supplémentaire induit une majoration. Cette surcote appliquée à la pension de base est de 1,25 % par trimestre dans le régime salarié. Pour le régime des professions libérales, elle s'élève à 0,75 %.
En augmentant l'âge légal de la retraite de deux ans, la réforme de 2010 va priver de cette majoration une partie des assurés qui auraient obtenu le taux plein avant 62 ans. Pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, cette perte de surcote sera effective, puisqu'ils auraient totalisé au moins 166 trimestres avant 62 ans.
Enfin, le dispositif "carrières longues", créé par la loi Fillon de 2003, a été maintenu par la réforme des retraites de 2010. Mais il a été étendu aux salariés qui ont commencé à travailler avant 18 ans (contre 17 ans auparavant). Cette mesure a fait l'objet d'un décret. Celui-ci indique que les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans pourront partir entre 58 ans et l'âge légal de leur génération, à condition d'avoir cotisé le nombre de trimestres nécessaire à l'obtention du taux plein plus huit trimestres (deux ans).
 
Et le marché des trimestres
Pour les salariés qui peinent à réunir le nombre de trimestres nécessaires au taux plein, le rachat de périodes de cotisation peut être une solution. Il est ainsi possible de compléter sa durée d'assurance vieillesse pour certaines périodes : les années d'études supérieures validées par un diplôme et les années d'activité pour lesquelles le revenu n’a pas été suffisant pour valider quatre trimestres. Le prix d’un trimestre dépend notamment de l'âge au moment du rachat et des revenus professionnels. Il est aujourd'hui possible de racheter ainsi jusqu'à douze trimestres.
 
Majoration pour invalidité
Enfin, les assurés invalides bénéficient également d'une majoration. Elle concerne ceux qui perçoivent une pension de retraite accordée pour inaptitude au travail ou à la place d’une pension d’invalidité et qui sont dans l’obligation de recourir à l’assistance d’une tierce personne. Ils ont droit à un supplément de 12 460,37 euros par an (3).
 
 
1 : chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress), excluant les pensions de réversion et le minimum vieillesse.
2 : L'âge légal de la retraite est fixé à 62 ans depuis la réforme de novembre 2010. Les personnes qui veulent faire valoir leur droit à taux plein à partir de cet âge doivent totaliser le nombre de trimestres de cotisation nécessaire (entre 162 et 165 trimestres selon l'année de naissance). Pour obtenir une pension à taux plein, alors qu'ils ne bénéficient pas d'une durée de cotisation suffisante, les assurés doivent dorénavant partir à 67 ans, âge légal de la retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres.
3 : Montant de majoration valable pour l'année 2011.
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