Une
obligation légale.
Depuis 1978, la loi impose aux entreprises de verser des indemnités de fin de
carrière à tous leurs collaborateurs ayant au moins dix ans d'ancienneté dans
l'entreprise et dont la vie professionnelle s'achève. Ces IFC sont dues dans le
cas où le salarié bénéficie d'une retraite à taux plein, mais aussi lorsqu'il
prend sa retraite après une carrière incomplète. Dans cette hypothèse toutefois,
il doit alors être âgé d'au moins soixante ans.
Le
montant des IFC. Il
dépend de l'ancienneté du salarié dans l'entreprise. L'indemnité minimum légale
s'élève à :
-
0,5
mois de salaire brut* pour une ancienneté comprise entre 10 et 15
ans
-
1
mois de salaire brut pour une ancienneté comprise entre 15 et 20
ans
-
1,5
mois de salaire brut pour une ancienneté comprise entre 20 et 30
ans
-
2
mois de salaire brut pour une ancienneté supérieure à 30
ans.
La
convention collective en vigueur dans l'entreprise corrige souvent ces chiffres
à la hausse. Elle peut également introduire des variations selon les catégories
de personnels ou faire reconnaître l'ancienneté dans la profession plutôt que
dans l'entreprise.
Fiscalité
et charges. Elle
varie selon les modalités du départ. S'il survient à l'initiative de
l'entreprise, les IFC sont considérées comme des indemnités de licenciement et
sont exonérées de charges sociales et d'impôt sur le
revenu.
Si
c'est le salarié qui fait valoir ses droits à la retraite, les IFC sont
considérées comme un élément de salaire. Elles sont alors assujetties aux
charges sociales et imposables, après un abattement de 3049
euros.
*Selon
les cas, la base retenue est le salaire moyen des douze ou des trois derniers
mois.