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Le dispositif
de départ. Après le décès de son mari ou
de sa femme, le conjoint survivant* peut recevoir 54% de la pension de retraite
que percevait ou aurait pu percevoir le conjoint disparu. Auparavant,
l'attribution de cette pension de réversion se faisait toutefois sous certaines
conditions. Le conjoint survivant devait avoir au moins 55 ans, il ne devait pas
être remarié au moment de la demande et ses revenus annuels** ne devaient pas
dépasser 2080 fois le Smic horaire, soit 15.828,80 € au 1er juillet
2004. Enfin, le couple devait avoir été marié au moins deux ans, ou avoir eu un
enfant.
Les modifications.
Au
1er juillet 2005, l'âge minimum pour percevoir la pension de
réversion sera ramené à 52 ans. Il sera ensuite progressivement abaissé*** et la
condition d'âge disparaîtra purement et simplement au 31 décembre 2010. Le cadre
matrimonial est maintenu (il faut impérativement avoir été marié pour que la
réversion s'applique), mais les conditions de durée de mariage et de
non-remariage disparaissent.
Le
nouveau calcul des revenus. La condition de
ressources est conservée (rappel : 15.828,80 € au 1er juillet 2004), mais
un deuxième plafond annuel, également indexé sur le Smic horaire, est créé pour
les couples (mesure concernant les conjoints survivants remariés, la
condition de non-remariage ayant été supprimée, ndlr). Ce nouveau plafond
s'élève à 25.326,08 € (toujours au 1er juillet 2004).
Tous les revenus
ne sont pas à prendre en compte. Sont
exclus du calcul :
-
les revenus
d'activité et de remplacement de l'assuré décédé
-
les revenus
des biens immobiliers et mobiliers hérités du conjoint décédé ainsi que ceux
issus de la communauté
-
les retraites
de réversion complémentaires perçues par le conjoint
survivant
-
les pensions
de réversion de base perçues par ailleurs par le conjoint survivant (pensions
relevant de régimes autres**** que celui pour lequel la demande de réversion a
été faite). Attention, les retraites de réversion de base relevant des
régimes spéciaux et particuliers et du régime des avocats ne sont pas exclues
du calcul.
Enfin, les
salaires du conjoint survivant – si celui-ci est âgé d'au moins 55 ans –
bénéficient désormais d'un abattement de 30%.
Dernier point de la
réforme, la pension de réversion
ne sera pas révisable ad vitam aeternam. Elle sera stabilisée après le
départ en retraite du conjoint survivant, quelle que soit l'évolution des
revenus de ce dernier. Les conjoints survivants ne percevant pas de retraite
personnelle verront leur pension de réversion stabilisée à partir de leur
60ème anniversaire.
Attention, sur le plan pratique, les démarches
administratives ne changent pas. L'attribution de la pension de réversion n'est
pas automatique : il faut en faire la demande.
* La pension de réversion peut être partagée entre plusieurs
bénéficiaires (veuf ou veuve et ex-conjoints divorcés non
remariés).
**Revenus
d'activité personnels et retraites personnelles de base et complémentaires. Les
revenus mobiliers et immobiliers personnels sont également inclus, mais
seulement dans la limite de 3% de leur valeur (un relevé bancaire est
demandé en guise de pièce justificative pour les biens mobiliers ; une
déclaration sur l'honneur pour les biens
immobiliers).
***L'âge
minimum sera ramené à 51 ans à partir du 1er juillet 2007, puis 50
ans à partir du 1er juillet 2009.
**** Pensions
servies par les régimes suivants : général, agricole, artisans, commerçants
et libéraux (sauf avocats).
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Réversion des retraites complémentaires : pas de
changement
Seuls les conjoints
mariés peuvent prétendre percevoir une pension de réversion de la
part des régimes de retraite complémentaire, Agirc et Arrco.
Concubins et personnes liées par un Pacs sont exclus du dispositif.
Aucune condition de
ressources ou de durée minimale de mariage n'est fixée. Le remariage
du conjoint survivant entraîne toutefois la suppression de la
pension. En revanche, il en conserve le bénéfice s'il conclut un
Pacs.
L'âge minimum pour
percevoir une pension de réversion est fixé à 55 ans par l'Arrco et
60 ans par l'Agirc, sauf si le conjoint survivant a au moins deux
enfants à charge ou s'il est invalide au moment du décès de
l'assuré. Le montant de la pension se situe entre 52% et 60% des
droits du conjoint décédé pour l'Agirc et s'élève à 60% de ces
droits pour l'Arrco. Il peut également être partagé entre plusieurs
bénéficiaires.
Enfin, pour les régimes
complémentaires comme pour le régime de base, l'attribution de la
pension de réversion n'est pas automatique. Il faut en faire la
demande. | |
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