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L'enveloppe fiscale globale.
Les montants
versés sur un « produit Fillon » donnent lieu à une minoration du
revenu imposable. Cette minoration s'inscrit dans une enveloppe globale qui
prend en compte :
-
en premier
lieu, l'ensemble des versements effectués au titre des régimes supplémentaires
de retraite souscrits dans un cadre professionnel (pour les salariés :
Plan d'épargne retraite d'entreprise, Art. 83, abondement de l'employeur au
Perco, lire ci-dessous, pour les
professions libérales : produits dits Madelin). (1)
-
dans un
deuxième temps, les versements sur les produits individuels (Prefon et Perp).
Pour un salarié,
le montant de cette enveloppe fiscale globale(2) est égal à 10%
des revenus de son activité professionnelle(3) de l'année
précédente, nets de frais professionnels et limités à huit fois le Plafond de
la Sécurité
sociale(4) (soit un
maximum de 23.347 euros déductibles de l'impôt sur le revenu
2004).
Si le montant
des cotisations et primes versées sur les produits Fillon n'atteint pas le
plafond fixé pour l'enveloppe fiscale globale, la différence peut être utilisée
au cours de l'une des trois années suivantes.
Pendant la constitution d'un
Perp. Les versements
effectués sur un Plan d'épargne retraite populaire sont déductibles du revenu
imposable, dans la limite de l'enveloppe fiscale globale (elle-même diminuée des
éventuels versements effectués sur des produits d'épargne retraite souscrits
dans un cadre professionnel).
Pendant la constitution d'un
Perco. Pendant la phase
d'épargne, les sommes issues de l'intéressement(5) investies dans
un Perco sont, comme celles issues de la participation(5), exonérées de
l'impôt sur le revenu. En revanche, les autres versements volontaires du salarié
sur un Plan d'épargne retraite collectif ne sont pas déductibles du revenu
imposable.
L'abondement(5) éventuel de
l'entreprise n'entre pas non plus dans le revenu imposable du salarié, mais son
montant s'impute sur l'enveloppe fiscale globale, dans la limite de 4600 euros
par bénéficiaire.
Au moment de la liquidation.
La rente perçue
lors de la liquidation d'un Perp est soumise aux prélèvements sociaux (11%) et
imposée comme les retraites versées par les régimes de base ou complémentaires
après abattement de 10 et 20%.
Lors de la
liquidation d'un Perco, deux cas de figures sont possibles. Si la sortie
s'effectue sous forme de rente viagère, elle est soumise aux prélèvements
sociaux. Elle est imposable sur le
revenu, après un abattement variant de 30 à 70% en fonction de l'âge de
liquidation de la rente. Si cette sortie s'effectue sous forme de capital, (cas
qui doit être prévu par l'accord instituant le PERCO), ce dernier est exonéré
d'impôt sur le revenu, les gains ne sont pas taxés au titre des plus-values mais
seulement soumis aux prélèvements sociaux.
(1) La
déduction des versements effectués par un salarié au titre des régimes
supplémentaires de retraite souscrits dans un cadre professionnel ne peut être
supérieure à 8% de sa rémunération brute dans la limite de huit Plafond annuel
de la
Sécurité sociale, soit un maximum de 18.677 € déductibles de
l'impôt sur le revenu 2004.
(2) Une
enveloppe par personne dans le foyer fiscal.
(3) Revenus
nets liés à une activité professionnelle (traitements et salaires, BIC, BNC,
BA), déduction faite des frais professionnels et avant l'abattement de
20%.
(4) Limite
basse pour les personnes n'ayant pas, ou peu, de revenus professionnels
d'activité : 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit
2918 € pour 2004.
(5) Ces sommes
ont également été – au préalable –
exonérées de charges salariales mais soumises à la CSG et à la CRDS.
Ce qui change en
2005
ISF.
La
loi de finances pour 2005 modifie les conditions dans lesquelles la
valeur de capitalisation des rentes viagères est exonérée d'impôt
sur la fortune*. Rappel des conditions :
-
Échelonnement
des primes sur une période minimale de 15 ans.
-
Régularité
des versements.
-
Souscription
dans un cadre professionnel.
-
Entrée
en jouissance subordonnée à la cessation de l'activité
professionnelle.
En
2004, la loi de finances instaurait une mesure provisoire en
supprimant pour les PERP souscrits avant le 31/12/2005 la condition
de durée de versements sur 15 ans.
La
loi de finances pour 2005 élargit le champ d'application de
l'exonération qui, désormais, concerne également un Perp souscrit
hors d'une activité professionnelle.
PEE.
Par
ailleurs, en marge des produits issus de la loi Fillon, cette même
loi de finance augmente les possibilités d'abondement des Plans
épargne entreprise (PEE). Jusqu'à présent, les sommes versées par
l'entreprise ne pouvaient être supérieures à trois fois les
versements du salarié et étaient plafonnées à 2.300 €. Lorsque les
investissements s'effectuaient en actions de l'entreprise, cet
abondement pouvait être majoré de 50%. A compter du 1er
janvier 2006, cette majoration pourra s'élever à 80%.
* Pour le souscripteur du Perp et son conjoint.
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