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Les principes
du système. Le système de retraite brésilien repose sur des cotisations
obligatoires pour tous les travailleurs, salariés et indépendants, ce qui exclut
une grande partie de la population. Le « régime juridique unique »
gère les retraites des fonctionnaires fédéraux, étatiques et
municipaux. Les travailleurs du secteur privé relèvent pour leur part
du « régime général des retraites sociales ». Les cotisations varient
de 6 à 25% des salaires, selon les dispositions propres à chaque
régime.
Une première
tentative. Jusqu'à la fin des années 90, dans le privé comme dans le public,
le taux de remplacement (rapport entre le montant de la pension et le dernier
salaire perçu) pouvait atteindre 100%. Conscient de l'impossibilité de financer
un tel système et de son influence sur les déficits budgétaires du pays, le
gouvernement Cardoso (en place avant l'arrivée au pouvoir de Lula) a lancé une
première réforme en 1995, presque exclusivement limitée au secteur privé.
A une retraite fondée sur la période
d'activité, il a ainsi substitué une retraite basée sur la durée de
cotisation, fixée à 35 ans pour les hommes et 30 ans pour les femmes. Par
ailleurs, l'âge de la retraite est passé à 65 ans pour les hommes et 60 ans pour
les femmes (respectivement 60 et 55 ans dans les zones rurales). Dans le cadre
de cette première réforme, un nouveau mode de calcul des pensions a également
été adopté, prenant en compte le temps de cotisation et l'espérance de vie de
l'assuré au moment de son départ en retraite.
La réforme
Lula. La réforme engagée par le nouveau gouvernement concerne
essentiellement le secteur public. L'âge minimum de départ en retraite y passe
de 53 à 60 ans pour les hommes (de 48 à 55 pour les femmes), avec un minimum de
35 ans de cotisations (30 pour les femmes) et une diminution du montant des
pensions de 5% par année manquante.
Le projet instaure à son tour un nouveau mode de
calcul des pensions, prenant en considération la moyenne des cotisations et
fixant un plafond unique de retraites, pour les secteurs privé et public. Ce
plafond est de 2400 reals (936 €) par mois*, contre 1561 reals (608,79 €)
précédemment (plafond fixé par le gouvernement Cardoso pour les pensions du
secteur privé). La réforme incite donc fortement au développement de fonds de
pension complémentaires pour les salariés qui dépassent ce plafond et pouvaient
espérer percevoir une pension supérieure.
Source : Chroniques internationales de
l'Ires (Institut de recherches économiques et sociales)
* Le revenu moyen
au Brésil est estimé à un peu plus de 200 € par mois. Mais les salaires peuvent
varier de façon importante selon les régions et les entreprises. Ainsi,
en 2000, le salaire d'un ouvrier de la métallurgie pouvait-il
aller de 156 à 585 euros par mois (source
Ires).
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