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Les
bénéficiaires potentiels. La possibilité d'acquérir des
trimestres supplémentaires afin d'augmenter le montant de sa pension était
jusqu'à présent réservée à des catégories bien définies. Elle est dorénavant
élargie à tous les salariés affiliés au régime général*, âgés de plus de 54 ans
et de moins de 60 ans cette année. En 2006, ce droit sera étendu à tous les
salariés jusqu'à l'âge de 64 ans.
Par ailleurs, pour être acceptée, la demande doit
avoir été formulée avant la liquidation de la retraite.
Les périodes.
Les rachats sont possibles, dans la limite de
12 trimestres, pour deux types de situation :
- Les années d'études supérieures
sanctionnées par un diplôme, ainsi que les années de classes préparatoires et
de grandes écoles, sanctionnées ou non par un diplôme. Pour que cette demande
au titre des années d'études soit recevable, il faut toutefois que le régime
général constitue le premier régime d'affiliation de l'assuré au terme de ses
études et qu'il y valide au moins un trimestre.
- Les années
incomplètes, où les cotisations versées n'ont pas permis de valider 4
trimestres de cotisations (salaire perçu trop
faible).
Dans les deux cas, le nombre de trimestres pris
en compte par le régime général au titre d'une année civile ne pourra excéder 4.
Le coût. Les
candidats au rachat pourront choisir entre deux
options :
- Le rachat pour le taux et la durée
d'assurance. Les trimestres rachetés sont pris en
compte dans le calcul de la durée d'assurance. Cette option peut notamment
permettre d'atteindre, si besoin, le nombre de trimestres requis pour
bénéficier d'une retraite à taux plein. Cette option est la plus coûteuse.
- Le rachat pour le taux
seul. Les versements effectués ne seront pas intégrés
dans le calcul de la durée d'assurance. Ils permettront simplement d'augmenter
le salaire pris en compte pour l'année considérée : le calcul de la
pension s'effectuant sur la base des 25 meilleures années, il peut être
intéressant en effet de racheter des trimestres afin d'augmenter
« artificiellement » les salaires pris en compte. Cette option est
la moins coûteuse.
Pour ces deux cas de figure, le coût par
trimestre variera en fonction de l'âge et des revenus de l'assuré.
Par exemple, un salarié né en 1950, ayant gagné
en 2000, 2001 et 2002 un revenu annuel moyen supérieur à 29.712 € paiera un
trimestre 4.773 € s'il le rachète pour le taux et la durée, et seulement 3.221 €
s'il le rachète uniquement pour le taux. A partir de deux trimestres rachetés,
il est possible d'échelonner les paiements.
*Les
fonctionnaires peuvent également racheter trois années de cotisations. Là
encore, les coûts varient avec l'âge de la personne et les options qu'elle
choisit.
Comment
juger de l'intérêt d'un rachat ? Les simulations de la
CNAV
La première démarche à effectuer
consiste à demander un relevé de carrière, afin de savoir s'il
existe ou non des périodes vides ou incomplètes. Si tel est le cas,
la CNAV a mis en place un numéro de téléphone (0.825.809.789)
permettant de se renseigner sur les types de rachat, les conditions
d'ouverture des droits ou les fourchettes de
coût.
Si, après cet échange téléphonique,
il apparaît que l'assuré peut et souhaite bénéficier du dispositif,
sa caisse lui envoie une demande d'évaluation à remplir. Il reçoit
ensuite une évaluation, indiquant les périodes susceptibles de faire
l'objet d'un rachat, le coût et les modalités de paiement,
ainsi qu'une estimation de la future
retraite. L'assuré est alors libre de
confirmer ou non sa demande. Dans l'affirmative, sa confirmation de
demande doit préciser les options de versement choisies. Ce choix
est alors irrévocable.
Enfin, le paiement doit avoir été
intégralement effectué avant la date du départ en retraite de
l'assuré. Les déductions fiscales liées à ces rachats seront
précisées dans la loi de Finances
2005. | |
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