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La souscription d'un contrat d'épargne assurance vie fait intervenir deux
acteurs : l'assuré, d'une part, qui place son argent en vue d'en retirer un
bénéfice, et l'assureur d'autre part dont la mission est d'offrir une
rentabilité optimale. Comment la compagnie d'assurance détermine-t-elle la
performance de ses contrats ?
Une obligation de
rémunération
Lors de la souscription d'un contrat d'épargne, l'assureur s'engage à
garantir un taux de rémunération de l'épargne. L'assurance vie étant
caractérisée par des placements à long terme (au minimum huit ans), l'assureur
doit donc garantir des taux de rendement sur une période assez longue.
La rémunération d'un contrat dépend des choix d'investissement des sommes
collectées sur les différents supports financiers qui composent le portefeuille
du contrat d'épargne : monétaires, obligations, actions, valeurs
immobilières, OPCVM... La gestion de ce portefeuille permet de dégager des
bénéfices qui viennent augmenter la rentabilité minimum du contrat et donc de
fixer un taux global de revalorisation.
Les variations des taux de rendement ou taux global de revalorisation des
contrats d'épargne affichés par les différents acteurs du marché reflètent la
politique de gestion financière retenue par chaque compagnie.
Taux minimum
garanti, taux global de revalorisation, participation aux
bénéfices
La performance d'un contrat d'épargne s'apprécie au travers de son taux de
rendement ou taux global de revalorisation. Comment ce taux est-il
calculé ?
Le taux global de revalorisation est calculé à partir de deux éléments :
le taux minimum garanti et la participation aux bénéfices financiers.
Le taux minimum garanti correspond à la valorisation minimale des
contrats garantie par l'assureur. Il est défini par le Code des assurances. Ce
taux est fixé à la souscription et stipulé dans les conditions générales du
contrat. Il peut être : viager ou temporaire, fixe ou variable suivant un
indice de référence fourni par un marché réglementé (par exemple, le taux moyen
des emprunts de l'Etat français), fixé annuellement ou semestriellement pour
l'année suivante. Dans ce dernier cas, le taux minimum garanti est appelé le
TMAA (Taux Minimum Annuel Annoncé). Il ne peut excéder 85% de la moyenne des
taux de rendement des actifs financiers de la compagnie d'assurance calculés sur
les deux derniers exercices.
A ce taux, vient s'ajouter la participation aux bénéfices. Il s'agit
des plus-values dégagées par le placement des actifs financiers (l'épargne
collectée) sur les supports composant le contrat.
En fonction de sa politique de gestion, chaque compagnie peut décider
d'affecter tout ou partie des bénéfices à la valorisation du contrat.
La Provision pour participation aux
excédents
Le Code des assurances oblige les compagnies d'assurance à redistribuer au
minimum 85% des bénéfices qu'elles réalisent à leurs assurés. Cette
redistribution doit intervenir au plus tard dans les 8 ans qui suivent le
constat des bénéfices.
Toutefois, si les bénéfices réalisés une année sont supérieurs à ce qui avait
été envisagé, deux possibilités s'offrent à l'assureur.
Il peut décider de les affecter immédiatement au contrat. Le versement des
bénéfices à l'assuré augmente momentanément le taux de revalorisation de son
contrat. L'assureur peut également choisir d'en différer, pour tout ou partie,
le versement afin de constituer une provision sur les prochaines années.
L'assureur constitue alors une Provision pour Participations aux Excédents. La
Provision pour participation aux excédents (PPE) est une réserve de
participation aux bénéfices. Elle permet soit de lisser les rendements du
contrat et d'offrir ainsi une rémunération stable, soit de palier les résultats
d'une année marquée à la baisse.
En conclusion, la performance d'un contrat d'épargne en assurance vie ne se
mesure pas sur un seul exercice, mais bien sur plusieurs années. De plus, les
taux de rendement doivent se comparer nets de frais de gestion. En effet,
ceux-ci varient sensiblement d'un contrat à l'autre et viennent diminuer la
performance du contrat.
Si les taux de rendement représentent un critère de choix quantitatif, ils ne
doivent pas être les seuls points de comparaison des produits. La qualité d'un
contrat d'épargne se mesure également d'après la souplesse de versements
(périodiques, libres, révisables), le montant des frais sur versements et des
frais de gestion sur encours, la disponibilité de l'épargne au terme du contrat
en cas de vie et en cas décès (rente, capital) et l'expertise de la compagnie
d'assurance.
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