La fiscalité
des bons de capitalisation
La fiscalité des bons de capitalisation dépend avant tout de leur
nature : nominative ou anonyme. Depuis le 1er janvier 1998, le choix
du régime fiscal* se fait lors de la souscription.
Bons nominatifs. Le régime fiscal est -
juridiquement - le même que celui de l'assurance-vie. Les produits
des contrats souscrits avant le 1er janvier 1983 sont exonérés
d'impôt. Pour les autres, le contribuable peut choisir entre deux
types d'imposition : soit l'application du barème progressif de
l'impôt sur le revenu** (le profit réalisé s'ajoute au revenu
global), soit un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL)** de
:
- 35% entre 0 et 4 ans
- 15% entre 4 et 8 ans
- 7,5% au-delà de 8 ans (et après abattement de 4600€ pour une
personne seule et de 9200€ pour un couple marié). Dans certains
cas, ces produits sont exonérés.
Bons anonymes. Le taux du PFL est fixé à 60%**.
Il faut y ajouter, lors du remboursement, un prélèvement
supplémentaire : 2% sur le capital multiplié par le nombre de 1er
janvier compris entre l'émission et le remboursement du bon.
Attention, lors d'un contrôle fiscal, il n'est pas possible de
justifier une rentrée d'argent par la cession ou le remboursement de
bons anonymes.
ISF. Au regard de l'Impôt de solidarité sur la
fortune, les bons de capitalisation bénéficient d'un régime
d'exception : l'impôt est calculé sur le montant nominal du bon. Les
intérêts accumulés ne sont donc pas pris en compte dans l'assiette
de calcul de l'impôt (tant que le contrat n'est pas arrivé à son
terme). Ce qui explique que ce placement soit généralement considéré
comme attractif pour les contribuables soumis à l'ISF.
* Pour les bons souscrits avant le 1er janvier
1998, le choix du régime fiscal est exercé au moment du
rachat/remboursement, que la souscription ait été anonyme ou
nominative.
** S'ajoutent les prélèvements sociaux (CSG, CRDS),
au taux de 10%.
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