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Un
dispositif commun. En
vertu d'une disposition de la loi du 15 décembre 2005, « toute personne peut écrire aux organismes
représentatifs de la profession de l'assurance pour être informée de l'existence
éventuelle d'un contrat d'assurance vie souscrit à son profit par une personne
défunte ». Pour centraliser ces demandes, la FFSA (Fédération française
des sociétés d'assurance), le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances
(GEMA) et le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) viennent de
mettre en place un dispositif commun au sein de l'association Agira.
Les
modalités pratiques. Les
personnes qui pensent être bénéficiaires d'un contrat d'assurance vie doivent
envoyer un courrier, accompagné d'une preuve du décès de la personne ayant
souscrit l'assurance (copie de l'acte ou du certificat de décès), à
l'Agira*.
La demande est alors transmise gratuitement, dans les quinze jours, à l'ensemble
des entreprises d'assurances de personnes et des institutions de prévoyance
agréées en France, qui entreprennent les recherches nécessaires. S'il existe
effectivement un ou plusieurs contrats d'assurance vie souscrits par le défunt,
les compagnies ou les institutions concernées informent directement le ou les
bénéficiaires désignés dans un délai d'un mois.
L'importance
de la clause bénéficiaire. Plus
le
bénéficiaire sera facilement identifiable sur le contrat, plus ce dispositif de
recherche sera efficace. La FFSA rappelle à ce titre à quel point il est
primordial, lors de la souscription du contrat, de porter une attention toute
particulière à la rédaction de la clause bénéficiaire.
La
Fédération française des sociétés d'assurance souligne enfin que, fin 2005, le
cumul des sommes non réclamées représentait moins du millième de l'encours
global en assurance vie.
*
Agira,
Recherche des bénéficiaires en cas de décès, 1, rue Jules Lefebvre, 75431 Paris
Cedex 09.
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Que devient
l'argent?
La FFSA estime à moins
d'un milliard d'euros le cumul des sommes non réclamées. Jusqu'à
présent, après échéance du délai
de prescription*, elles venaient augmenter la rémunération des autres
contrats au titre de la participation aux bénéfices. Les prestations
versées à l'ensemble des assurés s'en trouvaient donc améliorées.
Pour 2007,
la loi de financement de la Sécurité sociale a prévu que les sommes n'ayant fait
l'objet d'aucune demande de
prestation trente ans après le décès de
l'assuré ou l'échéance du
contrat seraient désormais
affectées au Fonds de réserve
des retraites. Enfin,
pour ses huit premiers mois de fonctionnement, le dispositif Agira a
permis de régler 627dossiers sur près de 6.000 demandes reçues, pour un
montant global estimé de 12 millions d'euros.
* Dix ans.
Ce délai courait uniquement à partir du moment où les bénéficiaires
avaient connaissance de la disparition de l'assuré.
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