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Assurance vie : vers la fin des contrats en déshérence (mars 2007)
Au décès d'un proche, certaines personnes peuvent ignorer que le défunt les avait désignées comme bénéficiaires d'un contrat d'assurance vie. Elles ne réclament donc jamais les sommes qu'elles auraient dû percevoir. Une structure, l'Agira, vient d'être créée pour remédier à ce problème.

Un dispositif commun. En vertu d'une disposition de la loi du 15 décembre 2005, « toute personne peut écrire aux organismes représentatifs de la profession de l'assurance pour être informée de l'existence éventuelle d'un contrat d'assurance vie souscrit à son profit par une personne défunte ». Pour centraliser ces demandes, la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurance), le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA) et le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) viennent de mettre en place un dispositif commun au sein de l'association Agira.

 

 

Les modalités pratiques. Les personnes qui pensent être bénéficiaires d'un contrat d'assurance vie doivent envoyer un courrier, accompagné d'une preuve du décès de la personne ayant souscrit l'assurance (copie de l'acte ou du certificat de décès), à l'Agira*. La demande est alors transmise gratuitement, dans les quinze jours, à l'ensemble des entreprises d'assurances de personnes et des institutions de prévoyance agréées en France, qui entreprennent les recherches nécessaires. S'il existe effectivement un ou plusieurs contrats d'assurance vie souscrits par le défunt, les compagnies ou les institutions concernées informent directement le ou les bénéficiaires désignés dans un délai d'un mois.

 

 

L'importance de la clause bénéficiaire. Plus le bénéficiaire sera facilement identifiable sur le contrat, plus ce dispositif de recherche sera efficace. La FFSA rappelle à ce titre à quel point il est primordial, lors de la souscription du contrat, de porter une attention toute particulière à la rédaction de la clause bénéficiaire.

 

La Fédération française des sociétés d'assurance souligne enfin que, fin 2005, le cumul des sommes non réclamées représentait moins du millième de l'encours global en assurance vie.

 

 

* Agira, Recherche des bénéficiaires en cas de décès, 1, rue Jules Lefebvre, 75431 Paris Cedex 09.

 
 

 

Que devient l'argent?

La FFSA estime à moins d'un milliard d'euros le cumul des sommes non réclamées. Jusqu'à présent, après échéance du délai de prescription*, elles venaient augmenter la rémunération des autres contrats au titre de la participation aux bénéfices. Les prestations versées à l'ensemble des assurés s'en trouvaient donc améliorées.

 

Pour 2007, la loi de financement de la Sécurité sociale a prévu que les sommes n'ayant fait l'objet d'aucune demande de prestation trente ans après le décès de l'assuré ou l'échéance du contrat seraient désormais affectées au Fonds de réserve des retraites. Enfin, pour ses huit premiers mois de fonctionnement, le dispositif Agira a permis de régler 627dossiers sur près de 6.000 demandes reçues, pour un montant global estimé de 12 millions d'euros.

 

 

* Dix ans. Ce délai courait uniquement à partir du moment où les bénéficiaires avaient connaissance de la disparition de l'assuré.

 

 

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